Voici ici détaillée la méthode de compostage que nous utilisons principalement au Sens de l’Humus : le compost en tas en deux étapes. Pour plus de précisions sur les déchets utilisés, voir notre fiche technique correspondante. Lire aussi la fiche sur l’excellent livre Compost et paillage au jardin
1. Intérêt du compost
- Accélérer les processus naturel de décomposition des matériaux organiques en humus.
- Recycler des matières destinées à être jetées, comme les déchets ménagers organiques.
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2. Différentes méthodes
Il existe plusieurs manières de faire un compost : en silo, en tas, progressif (on additionne les matières au fur et à mesure) ou en deux étapes (on stocke les matières, et on les mélange en une seule fois). C’est cette dernière méthode que nous avons adoptée. Elle n’est pas forcément meilleure que les autres, elle est adaptée à notre situation.
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3. Avantages du compost en deux étapes
Le mélange étant effectué en une seule fois, le tas chauffe beaucoup (autour de 70°), ce qui permet d’éliminer pas mal de sources pathogènes, les graines…De plus, la décomposition est très rapide, et le compost est mûr en moins de 6 mois. La méthode est très simple : on stocke séparément les composants du compost (photo 1). Quand on en a stocké suffisamment, on les mélange en une seule fois, dans un tas qui doit faire au moins un mètre cube.
L’inconvénient principal est qu’il faut disposer d’un espace suffisant, et de quantités de matière assez importantes.
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4. Les grands équilibres
Pour se faire efficacement, un compost doit respecter trois grands équilibres :
- Equilibre azote/carbone. Pour composter, le mélange doit être équilibré en matières azotées et carbonées. Cela ne veut pas dire qu’il faut autant d’azote que de carbone, mais qu’il faut le bon rapport entre les deux, c’est-à-dire à peu près 25 fois plus de carbone que d’azote.
- Equilibre aqueux. Il faut suffisamment d’eau dans un compost, car les microorganismes responsables de la fermentation ont besoin. Mais il n’en faut pas trop, parce que ces mêmes microorganismes ont besoin d’air aussi.
- Equilibre structurel. Le tas ne doit pas être trop tassé, il manquerait d’air. Il ne doit pas être trop aéré, il s’assécherait très vite.
Concrètement : les déchets ménagers sont un peu plus azotés que l’équilibre, et en général beaucoup plus compacts et humides. Les tontes fraîches de pelouses sont très azotées, très humides et très denses. A l’inverse, la paille est très carbonée, très sèche et très peu dense. On trouve sur internet des tableaux des rapports carbone/azote.
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5. Stockage des matières
Il est important de stocker séparément les différentes matières, sinon elles commenceraient à composter imparfaitement avant le mélange, et le tas définitif risquerait de ne pas monter suffisamment en température. Nous différencions ainsi : déchets ménagers organiques, déchets de jardin, fumier et paille.
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6. Préparation de l’espace de compostage
Le tas doit être au contact du sol, où se trouvent les microorganismes dont on a besoin. Il doit être bien aéré à la base. Il est donc utile de bêcher l’espace de compostage s’il est trop tassé, et dans tous les cas, de le recouvrir d’une vingtaine de centimètres de paille. Cette paille se décomposera avec le tas, et pourra y être incorporée ultérieurement. Nous déconseillons d’utiliser des branchages comme il est parfois préconisé de le faire, car ils ne décomposeront pas, et seront ensuite très gênants.
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7. Mélanger les éléments
Le mélange doit être complet dès le départ. On ne fait pas de couches successives des différents éléments, mais on mélange préalablement l’ensemble, avant de mettre en tas. On arrose assez généreusement à mesure de l’avancée du tas, avec du purin d’ortie ou de consoude dilué. On essaye de faire un tas trapu, un peu plus haut que large, car il va se tasser les premiers jours.
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8. Retournement du tas.
Après quelques jours, le tas se met à chauffer. Il garde sa température maximale ensuite pendant une semaine environ. Un peu moins s’il n’est pas très réussi, un peu plus dans l’idéal. Quand la température redescend, c’est-à-dire deux à trois semaines après la mise en tas, il est conseillé de retourner le tas, et d’en profiter pour le rééquilibrer le cas échéant. S’il est trop humide, il est encore temps de lui incorporer de la paille, par exemple celle qui a servi à aérer la base du tas, ou celle qui a servi à le couvrir, qui auront commencé à fermenter en partie.
Un second retournement est conseillé dans le mois qui suit. Il n’est plus recommandé d’y adjoindre de nouveaux matériaux, ils auraient beaucoup de retard, mais il est possible de procéder à quelques réajustements : le laisser sécher s’il est trop humide, l’arroser s’il est trop sec… S’il est bien équilibré à ce moment-là, il est alors possible de le laisser mûrir sans le retourner durant plusieurs mois. Mais il est toujours prudent de vérifier que la maturation se passe bien : à cette étape, il est souvent trop humide.
Il est important de bien protéger le tas. En été, dans les régions sèches, il faudra le protéger du dessèchement par une bonne couche de paille, par exemple, et l’arroser régulièrement. Il est important de le protéger aussi de la pluie. Une pluie importante sur un compost peut stopper immédiatement le processus, lessiver une bonne partie de ses minéraux, et imposer un retournement supplémentaire du tas. Il faut toujours se rappeler qu’un compost est une question d’équilibre.
Le travail demandé par le compostage est assez important, c’est pourquoi les permaculteurs recommandent de réserver le compost aux semis (pour l’utilisation), et à la stricte quantité nécessaire au recyclage des déchets ménagers (cuisine, toilettes…). Ils lui préfèrent les différentes sortes de paillage en général (le paillage consiste en fait à laisser les matières organiques composter naturellement à la surface du sol).
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9. Evolution de la transformation
Au premier retournement, les composants ne doivent presque plus être reconnaissables, et le compost ne doit quasiment plus sentir mauvais (photo 2). Au second retournement, il doit commencer à ressembler, visuellement et olfactivement, à de l’humus. Après 2 à 3 mois, la décomposition est quasiment terminée (photo 3), et le compost entame sa phase de maturation, terminée 4 à 6 mois après la mise en tas (photo 4). Faire un compost n’est pas une course de vitesse, néanmoins, si votre compost tarde à décomposer, c’est probablement qu’il est déséquilibré.
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10. Utilisation
Le compost demi-mûr peut être utilisé en surface, en paillage (photo 5). II ne peut être utilisé pour les semis, car il brûle les graines trop fragiles. En revanche, il ralentit considérablement la germination des “mauvaises” herbes.
Le compost mûr peut être incorporé à la terre, notamment pour les semis. On reconnaît d’ailleurs un compost mûr au fait que toutes les graines classiquement utilisées en potager germent dans un mélange de compost et de terre.
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11. A lire
Denis Pépin, Compost et paillage au jardin, Terre vivante.
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12. A retenir
Un compost n’est pas qu’un tas de déchets laissé à pourrir, mais nécessite une certaine quantité de travail.
La notion principale à retenir en matière de compostage est celle d’équilibre.
Un compost réussi ne sent jamais mauvais passés les premiers jours.
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13. Photos
Les éléments du compost, séparés.
Le tas de compost après un mois, trois mois et 6-7 mois :
Salut Fabino
…!amitié Omnat
Bravo pour ta contribution …qqs remarques:
-pour ton 1er point:”interet du compost” tu aurais pu préciser des l’énormes bienfaits pour la vie microbiologique du sol et ses immenses avantages pour les racines des plantes(mychorrisation), le renforcement immunitaire de celles ci, pour l’économie de l’eau, pour la mise à la disposition des élément nutritifs du sol(28 elts selon Bourguignon), l’oxygénation du sol, la lutte contre l’érosion,capacité de retraiter l’azote industriels,…etc..
-pour la quantité c vrai qu’il en faut beaucoup(perso c’est des tas de 3m sur 1,20m de large sur 1,40m de haut! minimum)
-un compost semi mur peut etre mis au pied des arbres…
-Moi je retourne toutes les deux à trois semaines…(cycle 2à3mois)
Bon courage aux homohumus
Commentaire par Omnat — 18 octobre 2006 @ 21:56
Salut Omnat,
Mon idée était de donner les avantages qu’il peut y avoir à composter des matières en comparaison avec le simple épandage de ces matières. Tu as bien fait de réagir.
Commentaire par humus — 18 octobre 2006 @ 22:29
Par contre Mollison dit (à moins que ce ne soit Holmgren) que la même quantité de matière organique donne plus d’humus quand elle est mise en mulch que quand elle est compostée en tas, du fait de la déperdition de carbone sous forme de CO2 dans le tas de compost.
Perso je composte ce qui sort des toilettes sèches, et les tontes de gazon quand j’en ai beaucoup, pour le reste je mets tout en paillage.
Commentaire par korrotx — 19 octobre 2006 @ 12:53
Tu as raison, l’idée, en permaculture, est d’utiliser un maximum de matière en paillage. Ne sont compostées que les matières vraiment difficiles à mettre directement sur le sol. Ca tombe bien, ça fait un volume de compost qui correspond à peu près à ce qui est nécessaire pour les semis, et pour quelques cultures délicates…
Commentaire par humus — 19 octobre 2006 @ 16:11
je suis comorien souhaitant exploiter les dechets menagers pour la production des culutres mairaichères dans la région périuribaine de moroni.je vous demanderais de parvenir les techniques et methodes de production.
merci et cordialement
Commentaire par Bacar — 1 juillet 2009 @ 8:23
Bonjour,
Je voudrai avoir des conseil pratiques pour la création d’une entreprise de fabrication de compost biologique.
Merci
Commentaire par bouras — 25 mars 2007 @ 16:39
Bonjour tout le monde j’ai besoin des informations sur le Compostage forcément airé
Commentaire par Fouad — 3 avril 2007 @ 13:29
Bonjour,
Tout ce que nous possédons comme information sur le compostage se trouve sur ce blog. Si on a des éléments complémentaires, on refera un article, mais pour l’instant, rien de particulier à rajouter. Cette méthode marche bien.
Sinon, pour plus de détails ou pour des questions précises, il est possible de venir aux ateliers qu’on réalise plusieurs fois dans l’année (voir agenda).
Commentaire par fabien — 3 avril 2007 @ 13:36
Bonjour,
je voudrais me mettre en contact avec bouras car je souhaite aussi avoir des infos sur la creation d’une entreprise de fabrication de compost biologique.
ou si il ya d’autre personnes interressés je suis ouvert à toute proposition.
merci d’avance
Commentaire par bucheron — 1 septembre 2007 @ 2:11
Dans la mesure de servire et de se servir je sollicite de plus amples détails sur la moyenne quantitativement parlant pour l’obtention d’une quantité d’humus, et sans trop demandé des informations sur le matériel et la surface nécessaire pour fabriquer 150 tonnes d’humus.
en l’attente d’une suite mes salutations
Commentaire par Abdelkader — 23 janvier 2008 @ 23:12
J’ai jamais fait ce calcul, mais je dirais que pour 150 tonnes de compost (et non d’humus), il faut dans les 500m3 de déchets, soit 250m2 si on fait un tas de 2m d’épaisseur.
Le principal problème étant de faire ça avec une plate-forme de compostage aux normes…
Commentaire par fabien — 24 janvier 2008 @ 19:52
Bonjour,
Je suis un paysan malgache cherchant à innover dans le domaine d’engrais organiquee. Ainsi, j’aimerais entrer en contact avec bouras et le bucheron afin d’avoir une idée sur le montage d’une entité de fabrication massive de compost.
Grand merci au modérateur de bien vouloir transmettre mon adresse mail.
Commentaire par kokok — 12 juin 2008 @ 16:29
Bonjour Kokok,
tu ne sembles pas avoir laissé d’adresse…
Commentaire par WhilelM — 13 juin 2008 @ 14:02
Bonjour,
Je croyais que le modérateur s’en était occupé.
Sinon, mon adresse mail est le tsifitahy@yahoo.fr
Merci
Commentaire par kokok — 17 juin 2008 @ 14:15
Certains chercheurs disent que notre compost contient de l’aluminium; d’autres parlent du plomb, du nickel car notre région est riche en minérais (cuivre, cobat, zinc,uranium, malachite,étain…). Quels dangers pour nos légumes qui doivent nourrir les hommes? Comment les éviter?
Comment aussi faire le compost rapide car notre réseau compte plus de 5000 maraichers . Tous veulent avoir un engrais rapide pour ne pas stopper leur travail sur terrain.
Merci pour la réponse que vous pouvez me fournir.
Commentaire par Laurent KYEMBWA — 26 juin 2008 @ 10:45
Le PH du sol est déterminant pour l’absorption des métaux. Généralement, un PH neutre ou élevé présente moins de risques, mais il y a des exceptions.
Le compost peut d’ailleurs augmenter le PH d’un sol.
En climat chaud, un compost doit être mûr en 3 mois s’il est bien fait : équilibre carbone / azote, bonne aération mais suffisamment d’humidité…
Les paillages sont à tester aussi si vous êtes en zone sèche, ça évite le compostage et ça retient bien l’humidité du sol.
Commentaire par fabien — 27 juin 2008 @ 12:20
[...] nous permettre de faire des gros tas de compost, selon la méthode expliquée jadis sur ce blog du compostage en tas en deux étapes. Mais tout le monde n’a pas cet espace, et on est parfois contraint de pratiquer le [...]
Ping par Le compostage progressif (fiche technique) « Le sens de l’humus — 24 septembre 2008 @ 21:36
[...] de ses 150 pages, la réussite était au rendez-vous, en plein mois de février. Après notre méthode de compostage et ce qu’on met dans notre compost, troisième volet de la série avec l’histoire du livre qui [...]
Ping par Compost et paillage au jardin (un livre humique) « Le sens de l’humus — 25 septembre 2008 @ 12:47
bonjour,
SVP je cherche des informations sur les technique de compostage de la fiente + litière des poules pondeuses. mon Email est: ouasmohamed@gmail.com
Commentaire par Mohamed — 1 février 2009 @ 21:20
Bonjour Mohamed,
Quel type de litière utilises-tu?
Commentaire par korrotx — 2 février 2009 @ 10:19
Bonjour Monsieur,
Je suis très intéressé par votre techinque de montage de compost.Par conséquent je serai très ravie de rentrer en contact avec des structures qui financent dans le dudit projet car je désire créer un grand centre de montage de fabrication de compost au nord de mon pays ( côte d’ivoire) favorable aux cultures maréchers, activité principale des populations.
Mon email: nouveauxh@yahoo.fr
Merci à vous.
Commentaire par Bakayoko — 24 mai 2009 @ 23:26
Bonjour Monsieur,
Je voudrai avoir des information sur la methode de fabriction de compost(quelles sont les procedures).Si vous pouvez m’aider à entreprendre dans mon pays cela nous epargnera un peu des engrais chimiques.Je vous remerci d’avance de m’avoir comprendre.Mon mail:tidilla@yahoo.fr
Commentaire par Dilla — 18 juillet 2009 @ 13:55
[...] Une méthode de compostage, fiche technique sur le compostage en deux étapes, que nous utilisions dans le jardin du Sens de l’Humus (et qui doit être toujours utilisée), complète le podium. [...]
Ping par Idée n°10 : (re)lire de vieux articles « 1000 idées pour la Corse — 27 octobre 2009 @ 17:07
bonjour Monsieur,
je désire crée une entreprise de fabrication de compost pour plusieurs types,alors je veux me renseigner sur les types de compost que je peu le fabriquer avec le dosage de chaque type ,le projet met en évidence 560 tonnes de compost/an ,alors je veux produire plusieurs types pour la facilité de commercialisation de compost
voila mon email: med.gader@gmail.com
merci à vous
Commentaire par kaka — 19 juillet 2010 @ 3:03
[...] 2010 : formation/chantier compost au sens de l’humus (Montreuil [...]
Ping par Compost au sens de l’humus « Roule ma plume — 24 juillet 2011 @ 19:29
j’aimerais apprendre à faire du compost pour mon pays le togo parce qu’il y a trop de déchets qui ne sont pas récycler et surtout connaitre les entreprises qui forment et des institutions qui aident pour ces projets merci
Commentaire par tertrin a. — 14 janvier 2012 @ 17:26
en complément de mon commentaire, je voudrais avoir une formation pour le compost afin de créer une entreprise dans mon pays le togo. mon email ctertrin@yahoo.fr merci infiniment
Commentaire par tertrin a. — 14 janvier 2012 @ 17:31
bonjour je voudrais savoir tout sur le compostage. de la technique de fabrication à l’utilisation
Commentaire par pedieu joel — 16 janvier 2012 @ 14:33
Pour les formations, nous n’en avons pas de prévu tout de suite, mais ça peut être l’occasion d’en mettre en place. Contactez-nous à cette adresse pour qu’on voit ensemble ce qu’il est possible de faire :
contact@lesensdelhumus.org
Ca peut être aussi l’occasion de venir le samedi matin (11h à 13h) à une permanence de la compostière collective Place République dans le square en face d’un magasin bio et à côté de poubelles de tri et de Vélos en location (appartenant à une entreprise qui se fait une pseudo-conscience écolo alors qu’elle fait du mobilier urbain support de pub et gaspillant impunément l’énergie -hors-sujet mais ça me fait plaisir de le dire)
Commentaire par ffred42 — 21 janvier 2012 @ 15:58
slt je suis etudiant en agronomie et je souhaiterais partager les connaissances avec tous ceux qui s’interessent à l’agriculture en afrique et surtout biologique car de nos jours il n’est plus à demontrer les avantages de l’agriculture biologique au detriment de l’agriculture chimique qui derade et acidifie nos sols.jai des connaissances sur le compostage en tas et je souhaite les partager.mon email:jeanpierre.some@yahoo.com..
Commentaire par jean — 5 avril 2012 @ 16:18