Broyer du vert

Il a eu quelques semaines de retard, mais il est arrivé. Un broyeur compact mais efficace pour notre BRF. On a donc commencé à réduire les monceaux de broussailles qui se sont accumulées pendant un mois, et on a appris des choses…

La première remarque qu’on se fait avec ce broyeur, c’est que c’est vraiment brutal. Il vous arrache les branches goulument et les recrache en copeaux jusqu’à plusieurs mètres de distances. Il faut quelques minutes pour s’y habituer.

Ensuite, on constate que c’est vraiment fatiguant. Pour une demi-heure de broyage le premier jour, c’est trois jours de courbatures. Mais on apprend vite à s’économiser, et puis, il doit y avoir des muscles qui poussent, on arrive à y passer un peu plus de temps.

Toujours est-il qu’à moins d’être masochiste, il ne faut pas compter utiliser un tel engin plus de deux ou trois heures par jour. Parce qu’en plus, de temps en temps, on prend une branche dans la figure (penser à se protéger au moins les yeux), ou un bon coup sur les doigts (avoir des gants bien épais). Et puis, ça fait du bruit, aussi (un casque sur les oreilles est indispensable).

Coté rendement, notre petit engin produit un mètre cube de broyat à l’heure, en consommant à peu près un litre d’essence (c’est pas mal, ça fait des comptes ronds, c’est facile pour les calculs). Mais pour faire tourner à bête à plein régime, il faut trois personnes : une qui enfourne, une qui lui passe les branches, et une qui les approche du broyeur. C’est donc surtout la main-d’oeuvre qui serait à prendre en compte si on cherchait à rentabiliser la chose.

Côté utilisation du broyat, on s’aperçoit qu’il en faut rapidement des quantités importantes quand on traite des arbres adultes : un demi mètre cube en moyenne par arbre. Sur de jeunes arbustes, les quantités nécessaires sont nettement moindres. Une partie a été mise en précompostage, à destination du potager.

Une autre bonne nouvelle est la bonne résistance au vent. Malgré un bon coup de Libecciu, ce qui avait été épandu est parfaitement resté sur place. Comme le vent était une de nos grosses inquiétudes ici, on est plutôt soulagés.

Reste maintenant à convaincre autant de monde que possible de nous imiter.

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4 commentaires pour Broyer du vert

  1. Olivier dit :

    Bonjour,

    La consommation d’essence lors du broyage est le point qui me laisse perplexe avec le brf. On parle normalement d’un besoin annuel de brf de 100m3/ha pour l’agriculture. Peut-on vraiment dire que le BRF est une solution quand on consomme 100litres d’essence pour un Ha? Pour comparatif, un tracteur va consommer environ 20 litres/ha pour labourer un champ. (30 litres en terrain lourd).
    Sans remettre l’amélioration du sol par le brf en doute, je pense que 100 litres d’essence pour seulement broyer le brf nécessaire tous les ans à un Ha, et ceci sans compter ce qu’il faut encore dépenser pour l’épandre, représente une trop grande dépense d’énergie pour être une réelle solution. Dommage.
    Il est sans doute plus raisonnable de laisser les chaumes des céréales sur le sol, comme le préconise Fukuoka et de travailler avec des couvertures de sol permanentes.

    Ceci dit, si l’on doit de toute façon broyer les branchages, autant s’en servir pour pailler. Mais de là à promouvoir la plantation de haies et autres cultures ligneuses dans le but de faire du brf, il y a un pas.

    Ce que j’aimerais trouver, c’est un vrai bilan énergétique du brf. Et malgré plusieurs soirées de recherches, je ne trouve pas grand chose.
    Il est d’aillleurs difficile de trouver dans les doc techniques des broyeurs une consommation moyenne par volume de brf produit.

    Qu’en pensez-vous?

  2. Esther Bourgault dit :

    Bonjour, je me souviens plus comment et quand je vous ai découverts, sûrement un « bon coup » de google…Je trouve très instructif et parfois bien rigolo de vous lire, moi qui suis dans un endroit si différent, avec un climat froid et plein de neige en hiver…Juste de savoir comment et avec quelle énergie les gens travaillent avec acharnement et détermination à l’autre bout de la plantète, tout en ayant la même conscience écologique malgré notre éloignement, je trouve ça merveilleux…Je reviens régulièrement, sans laisser de trace…
    Esther au Québec (Canada)

  3. fabien dit :

    C’est un petit broyeur Benz, thermique, 3.6kw, à couteaux sur un corps de coupe tronc-conique. Ca broie jusqu’à 4-5cm, même avec du ciste, qui est un bois très dur et sec. 2600 euros quand même, la gamme commence à 900 pour des usages moins intensifs. Distributeur : Comari-Diffusion.

  4. Imago dit :

    Bonjour,
    Est-il possible d’avoir des informations sur le modèle du broyeur ?
    Quelle était l’épaisseur maximale des branches que vous avez broyées ?
    Pas de problème avec le bois trop sec ?

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