SOS tomates battues

(pour les photos de l’expérimentation de tomates sans taille, et pour les autres expériences, c’est ici, et en fin de page. Les photos seront complétées au fil du temps).

Avec le mois d’août qu’on a eu, fatalement, les tomates ont été mildiouisées jusqu’à l’épine dorsale. Pourtant, nous avons pu constater que certaines ont résisté mieux que d’autres, voire, pour certaines, résisté pas mal du tout en la circonstance. Sans avoir subi le moindre traitement chimique, des plants de tomates-poires ont été signalés donnant encore à ce jour des fruits savoureux. Des Coeur de Boeuf ont encore très récemment fait le bonheur de visiteurs nocturnes. Des Rose de Berne ont laissé échapper encore quelques spécimens. Devant de tels prodiges, l’homme de science ne peut que s’ébaubir, et le commercial de Monsanto se désoler. Mais comment un tel prodige est-il possible ?

Après de longues heures d’une enquête minutieuse sur le terrain et dans la littérature, Le Sens de l’Humus est en mesure de révéler en exclusivité mondiale les causes de ce miracle, et de donner (gratuitement, parce que c’est vous) la recette pour qu’il se reproduise chaque année :

D’abord, les tomates qui ont bien résisté étaient toutes issues de semences rustiques, en provenance notamment de Kokopelli. Mais non, on n’a pas d’actions chez eux.

Ensuite, la résistance des tomates a été à peu près inversement proportionnelle à la violence des tailles qu’elles avaient subi : malgré leur feuillage abondant favorable au mildiou, ce sont les tomates les moins taillées qui ont résisté le mieux.

Enfin, les tomates plantées dans des lieux bien aérés, paillées, entourées de plantes compagnes, de couverts végétaux, on résisté avec vaillance.

Parallèlement, nous avons découvert l’opinion de Kokopelli quant à la culture des tomates. Développée largement dans la quatrième version de leur ouvrage (je sais pas si on retrouve les mêmes conseils dans les autres versions, c’est possible). En résumé : pas de taille, et une gestion très respectueuse des plantes.

Ce qui donne, si on résume les milliers de pages de documentation qui ont été épluchées, évaluées et croisées, la méthode exclusive de la culture non violente des tomates :

Semis

Suivre les conseils usuels, qu’on trouve dans les manuels de jardinage.

Ne pas semer trop tôt, cependant, et ne surtout pas chercher à obtenir une croissance rapide au début. Une pièce fraîche (17-18° environ) et lumineuse est sans doute idéale. Pas d’engrais, même bio, mais du compost bien mûr. Semer plus de plants que l’on souhaite en planter et sélectionner les plus vigoureux, les plus trapus. Les endurcir en les sortant les dernières semaines avant plantation.

Plantation

Attendre pour planter d’avoir une période assurée sans gel, fin avril ou en mai, selon les régions. Planter alors suffisamment profond, avec la tige enterrée en biais. Mettre une poignée d’orties fraîches dans le trou de plantation. S’assurer d’avoir une terre bien profonde. Le sommet d’une butte de type bio-intensive ou Hazelip est idéal. Bien surveiller la météo s’il reste un risque de gel. Pailler et couvrir le cas échéant si une nuit est particulièrement dangereuse. L’idéal est de ne pas planter trop tôt.

Ne pas planter deux pieds à moins d’un mètre cinquante l’un de l’autre : il faut que la plante respire, qu’elle soit caressée par le vent et le soleil. Intercaler une autre culture, de petite taille. Faire de la culture en cage : un grillage de 70cm de diamètre environ et de 15cm de trame entoure la plante. On ne tuteure pas. On ne taille pas. On laisse pousser la plante comme elle veut, elle s’appuie sur le grillage, pousse au travers, vit sa vie, quoi. On trouvera une description plus complète de la culture en cage chez Kokopelli, ou sur le net. Planter aussi peu de pieds que possible, mais s’en occuper vraiment.

Choisir un lieu bien ventilé, bien ensoleillé.

Semer autour du plan, dans la cage, un mélange de persil, basilic, fenugrec, et autres plantes compagnes. Elles formeront un paillis protégeant la terre des ardeurs de l’été. Laisser un espace libre autour du plan, recouvert de compost ou de paille.

Une semaine après la plantation, faire un arrosage copieux avec un mélange dilué de purin d’ortie et de consoude, qui stimulera le développement racinaire en profondeur.

Croissance de la plante

En juin, à l’annonce du premier gros coup de chaud, et s’il reste des espaces de terre à nu, pailler assez épais et très largement autour du plant (pailler d’ailleurs l’intégralité de vos planches de culture si vous le pouvez).

Prendre un soin tout particulier à l’arrosage. Ne pas arroser la tomate seulement au pied, mais arroser largement tout autour. Arroser assez rarement mais copieusement, en fonction de la météo. Cet arrosage généreux permettra au plant de développer largement ses racines, aussi bien horizontalement que verticalement. Espacer les arrosages progressivement avec la croissance de la tomate. Le stopper totalement (hors période de canicule ou sécheresse exceptionnelle), dès la maturité des premiers fruits (dans les régions méditerranéennes, considérer qu’une saison normale équivaut à une sécheresse exceptionnelle en Ile de France. Arroser quoi qu’il en soit très modérément).

Et surtout, ne taillez pas. Laissez se développer les gourmands, ce sont les feuilles qui assurent la photosynthèse, et donc l’alimentation en sucre des tomates. Ne coupez pas le bourgeon terminal. Ce n’est pas en amputant et en décapitant une plante qu’on la rend plus solide, ni plus productive.

En résumé

Première règle du tomate club : on ne taille pas les tomates.

Deuxième règle du tomate club : on ne taille pas les tomates.

Troisième règle du tomate club : on aime ses tomates.

Quatrième règle du tomate club : on choisit le meilleur endroit pour ses tomates.

Cinquième règle du tomate club : on laisse de l’espace aux tomates.

Sixième règle du tomate club : on ne plante ni ne sème trop tôt ses tomates.

Septième règle du tomate club : on crée un couvert adéquat au pied des tomates

Huitième règle du tomate club : on donne de la compagnie à ses tomates.

Neuvième règle du tomate club : on arrose comme il faut les tomates.

Photos :

tomate-baobab-2.jpgtomate-baobab-45-jours.jpgtomate-cage-45-jours.jpggros-plant-sur-brf.jpg

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27 commentaires pour SOS tomates battues

  1. Ping : SOS tomates battues!!! - Want some green???

  2. BELLAY dit :

    Bonjour,

    J’ai planté mes tomates tard, et elles sont encore vertes aujourd’hui. Y a-t-il quelque chose à faire pour espérer manger des tomates mûres ? En principe, je n’utilise aucun engrais

  3. ma' dit :

    ben je suis bien contente de voir qu’on a pas besoin de tailler les tomates, car j’avais commencé à les massacrer, je vais tout de suite leurs demander pardon! d’autant que cette année j’en ai planté de toute sorte! je me suis surpassée noire de crimée, tomate poivron, olivette, coeur de boeuf enfin tout ce que j’ai trouvé je suis une passionnée, j’ai toujour plein de succès comparé à mes voisins qui se donne un mal fou à les tailler et qui n’obtienne pas autant de résultat, pourtant cette année j’avais décidé de faire comme eux car mes plans de tomate sont très fournis et chez moi c’est la pampa à tomate! mais voilà ce n’est pas très pro! eh ben tant pis se sera bio na!
    régalez vous tous avec vos tomates! charmant ce forum ouai! charmant….

  4. -2n + 2q dit :

    a voir et revoir le film IDIOCRATIE
    tous et dit

  5. Ping : Idée n°10 : (re)lire de vieux articles « 1000 idées pour la Corse

  6. collange dit :

    bonjour,

    je ne trouve nul part de cages pour tomates.pouvez me dire on s’en procurer.
    merci
    salutation

  7. joel dit :

    A tous les jardiniers réac de la terre (et il y en a j’vous jure) continuez comme il vous plaira ! Après tout, vous n’êtes que le fruit de cette génération désastreuse qui, non contente d’avoir ruiné le potentiel nourricier de tout une planète avec votre pétrole et tous ses dérivés, avec votre chimie (ah, ce bon vieux round’up! et quant au 2,4 D, une merveille !),a même été jusqu’à marchandiser l’agricuture. Je citerai le Baron de Lille : « Et vous avez souillé ce misérable monde d’un vent si corrompu, d’un souffle si malsain que seule la mort germe en cette boue immonde. Hommes, tueurs de Dieu, les temps ne sont pas loin ou couchés sur un tas d’or, vautrés dans quelque coin, vous mourrez bêtement en emplissant vos poches. ». Bref, en un mot comme en cent, CONTINUEZ! Nous, on continuera aussi, et bientôt, nos enfants écouteront NOS conseils et suivront NOTRE exemple, et, j’éspère, continueront à tout remettre en cause pour faire encore mieux et réparer toute les conneries des générations précédentes, y compris la nôtre!
    Allez, bises à tous et surtout prenez soin de vous.

    • Finette dit :

      Bon, le post date un peu… n’empêche, je ne peux m’empêcher de rire en lisant cette réaction ! On peut tailler raisonnablement ses plants de tomates sans être « réac » et « tueur de Dieu ». C’est ce que je fais, mais je précise que je n’utilise aucun engrais ni traitement chimique du commerce, juste du purin de consoude pour les nourrir et du purin de prêle pour leur éviter certaines maladies, faits maison bien sûr.
      Je » mulche » aussi abondamment, mais contrairement à vos théories « non violentes » (arf !) je considère que la taille est nécessaire, ne serait-ce que pour que l’air circule entre les pieds (tout le monde n’a pas un hectare de terrain pour son potager !), et que ces derniers ne s’effondrent pas (moins de risques de transmissions de maladies) , et ils n’ont pas l’air d’en souffrir ! Et ça fait des tomates pas énormes pour autant, mais tt à fait respectables….
      Quant aux cages à tomates, je trouve que c’est bien compliqué ! (et violent en plus, mdr)

      Signé: une passionnée de tomates (anciennes), autodidacte et adepte du naturel.

  8. Ping : Trade-off « ekialdetik

  9. Ping : l’arpent nourricier » Cages à tomates pour laisser pousser sans tailler

  10. fenoy dit :

    je trouve que ce blog humoristique est agréable et plein d’astuces que l’on peut varier à volonté,moi je mange mes tomates , les premières elles sont assez serrées (mon carré est petit) 2 pieds achetés SUPERIEUR sont desastreux, mème pas de fleurs , les autres font du mieux qu’elles peuvent , mais avec tout vos bon conseils ,elles vont casser la baraque, il faut dire que ma région le périgord possède un micro climat à faire envier tout le monde ,sissi

  11. eole dit :

    merci de ta participation, monsieur le troll 😉

  12. frank dit :

    Tout cela est magnifique, ha! laisser la nature faire son oeuvre, sans que l’homme n’intervienne, super! mais bon ne cultivons nous pas des tomates dans le même optique non? les manger! pas les merdes du supermarché non non, les siennes, les meilleurs de toutes quoi. En fait je me suis bien marré en lisant se blog pas de stress pour les p’ves tomates, abat l’oppresseur, je voudrais juste pour finir vous faire remarquer comme ca en passant que certain d’entre vous enferment leurs pieds de tomates en prison!!

  13. fabien dit :

    Fkill, il y a beaucoup d’affirmations dans ce que tu dis, mais bien peu correspondent à ce qu’on peut constater dans le jardin en ce moment.

    Mildiou : on en a, comme tout le monde. La différence, c’est qu’il n’est arrivé qu’en juillet, et avance relativement lentement, alors que, d’après ce que je peux juger des voisins, et des témoignages sur les forums de jardiniers, il est plutôt fulgurant et présent depuis la fin mai dans la plupart des jardins, malgré des traitement lourds, alors que nous n’avons utilisé aucun traitement, même bio.

    Le retard dans la maturation : nous avons planté nos tomates 2 à 3 semaines après nos voisins, avec des plants que nous avons semés nous-mêmes à partir du 28 mars seulement (alors que les leurs proviennent de jardineries, ont été boostés sous serre, et sont des hybrides F1 précoces semés probablement mi-février). Les premiers fruits arrivent en ce moment à maturité, avec 2 semaines de retard sur les voisins, c’est-à dire un retard comparable à celui que nous avions au départ, et même une certaine avance si on considère le temps entre le semis et la maturation, et même une grosse avance si on considère qu’on a des variétés pas spécialement taillées pour la compétition.

    La taille des fruits : effectivement, ils sont un peu plus petits que la moyenne, avec la météo exécrable qu’on a depuis 2 mois. Mais je préfère avoir des petits fruits que pas de fruits du tout. Et sans traiter.

    Dernier point : l’amélioration du sol réalisée. En ne taillant pas, on crée beaucoup de biomasse. On développe considérablement le système racinaire. On structure ainsi le sol, et on remonte beaucoup de nutriments.

    Maintenant, chacun voit ce qui est important pour lui. Toi, ce qui compte pour toi, c’est d’avoir de gros fruits en mettant tous les engrais et produits chimiques nécessaires. Ce qui compte pour nous, c’est de voir ce qu’on peut réussir à faire sans le moindre engrais ni produit chimique. Ta méthode est sans doute bonne pour ton objectif.

  14. fkill dit :

    dans l’idée, je ne suis pas contre le fait de ne pas tailler. je suis aussi d’accord avec les distances de plantation.

    mais ca dépend énormement du climat. dans le nord est de la france et en belgique, si vous laissez les tomates pousser toutes seules, vous AUREZ DU MILDIOU et tout sera crevé avant que les premiers fruits ne soient mangeables. dans nos régions, on cultive de manière intensive (traitements fongicides) les pommes de terre. donc, on a du super mildiou sélectionné qui se promene dans l’air.

    moi, mon terrain se trouve dans les ardennes du sud, excellente exposition (en pente plein sud), mais proche d’une riviere. le matin, en plein été, alors qu’il fait chaud, tout est trempé, comme si il avait plut. si les feuilles trainent par terre, c’est mort.

    d’autre part, il existe des var plus ou moins sensibles. en particulier, les toutes petites tomates sont bien plus résistantes. Mais d’autres sont toujours malades en premier.

    je ne comprend pas la raison qui fait qu’on ne doit pas attacher les plants aux cages ? qu’est ce que ca change si on guide les tiges?

    enfin, si vous laissez pousser les gourmands, pour les régions saisons courtes, vous aurez des tomates plus tard, plus petites et surtout pas mûres. Mais en plus grands nombre, effectivement. perso, je prefere des tomates plus grosses et mûres, la confiture de tomates vertes bof bof.

  15. fabsail dit :

    J’aimerais avoir plus d’info sur les cages à tomate ; je n’ai vraiment pas réussi à trouver grand chose sur le net.
    Est-ce que le contact avec du métal convient aux tomates ?

  16. Ping : foradil

  17. Imago dit :

    J’ai fait ça l’année passée avec de bons résultats.
    Les tomates étaient des semences du commerce, cette année j’essaye avec kokopelli.
    J’ai laissé poussé la morelle noire (autre solanacée qui a attiré tous les pucerons) et des amarantes qui ont servi de couvre sol et de support aux plans de tomates, dont les tiges secondaires avaient pris racine.
    J’ai eu une bonne production, très longue, par contre ma femme se plaignait qu’il était dur de les récolter, c’est vrai qu’il fallait se pencher et fouiller, mais je trouve que ça fait partie du plaisir, si on veut des tomates faciles, on va au supermarché.
    Par contre, je n’avais pas espacé autant, chose que je vais corriger.

  18. korrotx dit :

    Tiens, une belle illustration de ce que je disais :

  19. korrotx dit :

    « Toi qui parlais d’escargotières, est-ce que les escargots ne mangent pas justement les oeufs des limaces ? »
    D’après ma biblio c’est le cas pour l’escargot de Bourgogne (Helix pomatia), mais pas pour les 4 autres espèces (escargot des bois, escargot des jardins (le plus beau), petit gris, et cagouille). Les autres mangeurs d’oeufs de limaces sont les carabes, les staphylins et les mille-pattes. Il a aussi été remarqué que des limaces horticoles (Arion hortensis) adultes mangent des pontes entières de grosse limace rouge (Arion rufus).
    Par contre les escargots de toutes espèces mangeront probablement de la tomate, donc à surveiller.

  20. humus dit :

    Toi qui parlais d’escargotières, est-ce que les escargots ne mangent pas justement les oeufs des limaces ?
    Ca pourrait être une association amusante, tomate-escargot. Avec le persil qui va bien en plante compagne de la tomate, ça fait même une recette de cuisine complète.

  21. korrotx dit :

    « Il faudra quand même s’assurer d’avoir un couvert végétal aus sol suffisament dense pour que les fruits ne pourrissent pas en touchant la terre »
    Gare aux limaces. J’ai beau avoir un couvert au sol, quand j’ai des tiges qui pendouillent avec des fruits dessus, peu y échappent.

  22. humus dit :

    Une méthode très simplifiée, mais qui je pense pourrait s’avérer très efficace, serait de se contenter de planter un pied bien endurci, d’une espèce rustique, avec un peu d’avance sur les adventices, et de le laisser se débrouiller sans rien faire. Il faudra quand même s’assurer d’avoir un couvert végétal aus sol suffisament dense pour que les fruits ne pourrissent pas en touchant la terre (mais a priori, ce sera le cas en laissant faire). Et aussi, s’assurer que les tomates ont suffisament d’air, donc ne pas les planter serrées.
    Et c’est peut-être comme ça qu’on aura le meilleur rapport effort/récompense.

  23. alisabel dit :

    et bien moi en grosse feignasse du jardin je n’ai jamais taillé mes plants de tomate cerise , surtout parcequ’en plus j’ai compris comment on faisait !!!!
    J’ai tout de meme eu de tres bonnes récoltes , avec mes pieds de tomates chevelus et fantaisistes.
    Et mes voisins , qui eux élevent leurs tomates deplumés sur des constructions en roseaux savamment organisées au garde à vous, étaient dégoutés ;-)))

    je retiens le règles , et surtout l’idée de la compagnie .

    Merci .

  24. humus dit :

    Intéressant, ça, qu’on ait plus de rendement sur les tomates stressées. Ca rejoint un peu l’idée d’endurcissement.
    C’est pas grave, si elles font plein de feuilles. C’est de l’humus pour l’an prochain.

  25. Jeuf dit :

    moi j’ai quand même des problèmes de semis, plantation, tomates, taillage, etc.avec les tomates cerises.
    D’abord, j’ai jamais rien tailllé, je sais pas qu’il faut tailler

    ici : http://jeuf.free.fr/tomatescerises.JPG
    j’ai un pied acheté, planté. Je ne sais pas quel traitement il a eu avant d’être vendu.

    Ici : http://jeuf.free.fr/spontanne%20compost.JPG
    c’est un pied qui a poussé tout seul, avec une graine oubliée (et cette année, j’ai oublié plein de graines partout), sur le compost. Le feuillage est énorme, c’est une foret. Mais il y a bien moins de tomates-cerises que sur le pied avec peu de feuilles, alors même que les feuilles sont les organes de production dont on aimerai qu’elle investissent tout leur surplus de production dans la production de tomates, mais ce n’est probablement pas le cas, je crois qu’elle s’en servent pour faire encore plus de feuilles , qui feront des surplus qui serviront à faire des feuilles, suivant un processus de croissance sans trop d’intérêt pour nous les humains qui souhaitons plus prélever des tomates.

    il me semble qu’on a plus de tomate sur les pieds replanter, parce que ça les stresse.
    Je verrai ça, si ça se confirme, quand je retrouverai mon jardin, trois semaines après l’avoir quitter, début octobre.
    le problème aussi sans serre on ne goute pas les tomates avant septembre.

    • Sally dit :

      Ton plant sauvage c’est un nabab ! le terreau le gave… la prochaine fois tu le déplaces, et tu le stresses un peu pour qu’il fasse de belles fleurs (cette année, pas de fleurs, trop d’eau, alors les plants sont costauds et feuillus : je les ai privé de flotte en leur expliquant « pas de fleurs, pas de flotte »… en 48h tout le monde avait ses grappes de fleurs… et pour les fruits… on négocie suivant la météo; c’est donnant-donnant ! hahaha

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