Le sens de l'humus

3 décembre 2010

Jouer collectif

Filed under: Non catégorisé — Tags:, — WhilelM @ 21:36

Texte de fabien initialement publié sur le blog 1000 idées pour la Corse, idée n°61

Pour les lecteurs qui pensent que je me suis trop emballé dans mon billet précédent, ne vous inquiétez pas, c’était provisoire. Me revoici donc avec la tête de retour sur les épaules, et une conviction encore un peu plus assurée qu’hier : si on veut que des groupes humains bourrés de bonnes intentions parviennent à faire de belles choses, il nous faut apprendre, ou réapprendre, à jouer collectif.

Il est impératif, si nous voulons changer les choses pour le meilleur, que nous soyons capables de changer notre manière de concevoir les groupes humains. De même qu’on ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés, on ne change pas les comportements d’un groupe ou des individus d’un groupe en conservant les modes d’organisation qui les ont encouragés.

Je m’explique : tant que les organisations qui veulent changer (voire sauver) le monde seront organisées de la même manière que celles qui le détruisent, elle risquent fort d’aboutir à des résultats pas très éloignés de ce qu’elles combattent. Notamment, tant qu’elles comporteront des structures hiérarchiques classiques, avec des personnes bien identifiées au sommet, il y aura des luttes de pouvoir pour arriver à ce sommet, des dirigeant à l’égo démesuré et des abus de pouvoir.

Il faut donc que nous apprenions (et par expérience, ça nécessite un apprentissage) à diriger nos associations, nos groupes, de manière collégiale. Il faut que chaque décision du groupe associe chaque membre du groupe à parts égales. En tout cas chaque membre qui exprime son désir de participer à la décision.

C’est ainsi que nous avons fonctionné au Sens de l’Humus, et nous n’avons eu qu’à nous en féliciter. Un tel fonctionnement collégial peut sans difficulté être appliqué à une association classique (avec président-trésorier-secrétaire), et c’est ainsi que fonctionnait le Sens de l’Humus. Jamais une décision n’a été prise par le bureau, ou par le président seul. Mais il faut savoir qu’il est parfaitement possible et légal de déposer des statuts pour une association gérée collégialement. Elle n’a alors ni président, ni trésorier, ni secrétaire.

La première solution (fonctionnement collégial dans une structure classique) a pour avantage de ne pas effaroucher d’éventuels partenaires ou financeurs. L’inconvénient étant bien entendu qu’un abus de pouvoir reste possible. La seconde solution est plus inconfortable, dans le sens où on vous demandera sans arrêt pourquoi vous n’avez pas de président et de trésorier, mais elle est un signal fort donné à tous ceux qui pourront s’intéresser à votre association, et un garde-fou puissant contre des tentatives de personnalisation du groupe.

Une telle gestion collégiale implique évidemment que tout le groupe fasse un certain effort individuel et collectif pour se hisser à la hauteur des responsabilités dont chacun a la part. C’est plus compliqué, mais c’est évidemment ça qui est fondamental : la responsabilisation de tous, qui évite donc la prise de pouvoir individuel, mais aussi la tentation de laisser à une ou deux personnes la charge de toutes les tâches de direction. A tous, et à chacun, de trouver les méthodes permettant aux moins disponibles de faire leur part, aux moins compétents de se former, aux plus timides de s’exprimer.

En ce qui concerne la prise de parole et de décision, s’inspirer de la méthode dite du consensus peut être une excellente chose. Elle peut être simplifiée et adaptée afin de correspondre à la culture du groupe qui l’utilise.

N’oubliez pas d’aller faire un tour sur l’agenda citoyen, il se passe sûrement des choses.

Retrouvez tous les articles de 1000 idées pour la Corse.

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7 octobre 2009

Ecrire sous licence Creative Commons

Filed under: Non catégorisé — Tags:, , — fabien @ 18:31

Voici un texte issu du blog “1000 idées pour la Corse“, que je suis en train de créer. Je posterai sur le blog du Sens de l’humus les articles qui me semblent y avoir du sens. Ca fera vivre les deux blogs.

Quand on écrit pour faire changer des choses, on est heureux que ce que l’on produit soit repris et diffusé par d’autres. C’est même ce que l’on souhaite le plus ardemment : plus un texte ou une idée circule, et plus on est utile.

Cependant, il est un peu désagréable de voir un texte que l’on a mis de longues heures à peaufiner, pour lequel on s’est parfois longuement documenté, être repris à des fins intéressées, être déformé ou être repris sans mention d’origine. Le bloggueur est altruiste, mais il est fier. (Lire la suite…)

Thème : Shocking Blue Green. Un Blog WordPress.com.

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