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	<title>Le sens de l'humus</title>
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	<description>Écologie, permaculture, agrologie, nutrition...</description>
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		<title>Le sens de l'humus</title>
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		<title>Broyer du vert (bis)</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 16:50:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[BRF]]></category>
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		<description><![CDATA[Je recycle le titre d&#8217;un ancien article du blog du Sens de l&#8217;Humus pour l&#8217;idée n°18 du blog 1000 idées pour la Corse. Juste le titre, l&#8217;article est différent :
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Quand j’ai voulu, avec le Sens de l’Humus, revenir faire des choses en Corse, la première action qui nous a semblé pertinente ici a été de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=904&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Je recycle le titre d&#8217;un ancien article du blog du Sens de l&#8217;Humus pour <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/11/07/idee-n%C2%B018-broyer-du-vert/">l&#8217;idée n°18</a> du blog <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/">1000 idées pour la Corse</a>. Juste le titre, l&#8217;article est différent :</p>
<p>&#8212;</p>
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<p><em>Quand j’ai voulu, avec le Sens de l’Humus, revenir <a href="../photos-des-murs-a-peches/de-corse/">faire des choses en Corse</a>, la première action qui nous a semblé pertinente ici a été de promouvoir et d’expérimenter le <a href="../2006/11/18/le-bois-rameal-fragmente/">Bois Raméal Fragmenté</a>.</em></p>
<p><em>Le Bois Raméal Fragmenté (BRF) est une expression un peu pompeuse inventée par des Québécois pour désigner le broyat obtenu de branches d’arbres encore vertes pour une utilisation agricole. Ce matériau a démontré, dans bien des circonstances, une capacité exceptionnelle à rendre leur fertilité aux sols, à condition d’être utilisé correctement.<span id="more-904"></span></em></p>
<p><em>Pour faire du BRF, on passe des branches de faible diamètre dans un broyeur, et on se dépêche de l’épandre, avant éventuellement de l’incorporer au sol qu’on veut améliorer. Les organismes vivants du sol sont alors considérablement stimulés par ce matériau à décomposer, la structure du sol est améliorée, il retient mieux les nutriments, les laisse plus disponibles, l’eau s’infiltre mieux et est stockée en plus grande quantité. Les plantes qui y poussent sont plus résistantes, leur système racinaire est plus développé, leur productivité est accrue.</em></p>
<p><em>L’idée nous semblait particulièrement bonne en Corse, où la quantité de biomasse ligneuse disponible est très grande, et, mieux, où la biomasse effectivement coupée et perdue chaque année est énorme dans le cadre des débroussaillements contre les incendies.<br />
Quand l’utilisation du BRF est réussie, le bénéfice est considérable pour le sol et les plantes, et dépasse même en termes de rendement brut les résultats obtenus par des amendements et des engrais de synthèse. Mais <a href="../2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/">le BRF ne fonctionne pas toujours</a>, principalement pour deux raisons : la qualité du matériau de départ, et les caractéristiques du sol et du climat.</em></p>
<p><em>Certains types de bois sont de meilleure qualité pour le BRF que d’autres. Les résineux ne se prêtent pas à cette utilisation, de même que certains feuillus comme l’eucalyptus. On ne peut les introduire dans le BRF qu’avec parcimonie. Les essences trop aromatiques, ou trop taniques ne sont pas souhaitables non plus. Par ailleurs, plus le diamètre des branches est important, moins le BRF est bon. Des branches de 4 ou 5 cm donnent un bien meilleur BRf que des branches plus grosses.</em></p>
<p><em>Côté sol et climat, le BRF déteste les sols trop lourds ou trop humides, de même que les situations trop sèches. Dans tous ces cas, l’activité des micro-organismes est gênée, voire empêchée, et le matériaux sèche ou se décompose mal.</em></p>
<p><em>En Corse, nous sommes confrontés à deux problèmes : la qualité des essences disponibles est variable. Nous possédons potentiellement de très bonnes essences (en gros les arbres à feuilles caduques), de très mauvaises (l’eucalyptus et les résineux), et une écrasante majorité d’essences de qualité mal définie : celles qui composent le maquis, du ciste au chêne vert en passant par les différents genêts et l’arbousier. Ce sont ces essences que nous avons commencé à tester ici depuis la fin 2007.</em></p>
<p><em>Le second problème est la sécheresse estivale qui tend à assécher le matériau, ce qui, au mieux ralentit considérablement son évolution, au pire, lui fait perdre beaucoup de ses qualités. On peut réduire cet inconvénient par des mesures appropriées, ce que nous verrons dans un prochain article.<br />
Il reste donc à travailler encore pour avoir une idée précise du potentiel du BRF utilisé en tant que tel en Corse. En revanche, il n’est pas besoin d’études complémentaires pour trouver d’autres utilisations plus faciles à la biomasse.</em></p>
<p><em><strong>D’autres utilisations de la biomasse</strong><br />
En premier lieu, bien évidemment, se place l’utilisation énergétique de celle-ci. Je l’ai déjà dit, je pense qu’il est impératif pour nous de développer cette filière, et de lui donner une vraie place dans le paysage énergétique corse. Ce serait une filière riche en emplois, notamment en zones rurales, et particulièrement utile à la lutte contre les incendies. Si elle était soutenue à la hauteur de ce qu’est soutenue aujourd’hui la filière électrique, elle serait largement viable.</em></p>
<p><em>Cette filière pourrait être alimentée par tous les types de biomasse considérés comme de mauvaise qualité pour une utilisation en BRF : essences peu favorables, diamètres trop importants.</em></p>
<p><em>D’autres utilisations de type agricole, reliées à la gestion des déchets, au compostage, sont particulièrement indiquées. Cette fois, au lieu d’utiliser le broyat pur, on s’en sert de substrat de compostage, pour équilibrer des déchets trop humides, trop azotés ou trop acides. Il serait sans doute possible de faire entrer dans le cadre du compostage non seulement toutes les ordures ménagères, mais aussi les déchets agricoles, voire les boues de station d’épuration. Je ne sais pas précisément combien nous pourrions produire de compost au total, je dirais à la louche un potentiel d’une tonne par an et par habitant.</em></p>
<p><em>Au prix du compost aujourd’hui, ça financerait à mon avis plusieurs centaines d’emplois pour la Corse entière, entre la production et la distribution, dans des unités entièrement accessibles au savoir-faire d’entreprises locales.</em></p>
<p><em>Une autre utilisation de la biomasse broyée pourrait intervenir en petits travaux publics : on utilise déjà ici ou là ces copeaux pour limiter l’érosion de pistes non goudronnées. Quelques centimètres de broyat sur une zone soumise à l’érosion comme l’est une piste en terre ou un remblais sont susceptibles de limiter considérablement les dégâts. L’avantage est de pouvoir utiliser dans ce cas n’importe quelle qualité de bois.</em></p>
<p><em>Je reviendrai spécialement dans un article sur l’utilisation du compost de broussailles pour produire de l’énergie, selon la méthode Jean Pain. C’est une méthode merveilleusement ingénieuse, mais qui nécessite… de l’ingéniosité.</em></p>
<p><em><strong>Les broyeurs</strong><br />
Côté matériel, c’est le grand écart. Du composteur de jardin amateur à quelques centaines d’euros au broyeur de troncs à plusieurs centaines de milliers d’euros, on a surtout l’embarras du choix. On trouve des broyeurs vers 1000 à 2000 euros qui sont déjà bien solides. Pour une association ou une petite collectivité, avec un usage plus intensif, il faut monter vers les 4000 à 5000 euros. A ces prix, on a des broyeurs à alimentation verticale. Ils sont efficaces, faciles à transporter, mais fatigants à l’usage.</em></p>
<p><em>On trouve les premiers broyeurs à alimentation horizontale vers 10 000 euros. A 15 000 euros, on a déjà du bon matériel professionnel. C’est dans cette gamme que les collectivités ou les agriculteurs devraient se situer. On a alors de quoi broyer les diamètres adaptés au BRF et au compostage, soit jusque vers 7cm, ce qui correspond à la dimension maximale de ce qu’on appelle les rémanents de foresterie. Notons que le centre régional de la propriété forestière recommande de laisser les rémanents au sol après une coupe : ils serviront à régénérer le sol forestier. C’est ce qu’il faut faire lors d’une coupe à blanc. Même dans le cas d’un éclaircissage ou d’un débroussaillement, on a toujours intérêt à ne pas laisser le sol trop propre, sauf bien entendu dans le cas d’un pare-feu dans une zone critique.</em></p>
<p><em>Pour les bois de plus gros diamètres, on a le choix entre les brûler entiers (cheminée, insert), ou encore les broyer pour les brûler en chaudière. Il faut alors des broyeurs plus puissants, mais ça reste un matériel accessible à des entreprises corses.</em></p>
<p><em>En tout cas, nous ne devrions plus laisser perdre de biomasse en la brûlant sur place sans valorisation. C’est une ressource vitale, que nous devons impérativement apprendre à utiliser au mieux.</em></p>
<p><em>—</em></p>
<p><em>Retrouvez <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/11/07/2009/11/05/liste-des-idees/">tous les articles</a> de 1000 idées pour la Corse.</em></p>
<p><em>Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/">Creative Commons</a></em></p>
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		<title>Composter, pour commencer</title>
		<link>http://senshumus.wordpress.com/2009/10/29/composter-pour-commencer/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 14:11:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un nouvel article du très dynamique et très beau blog 1000 idées pour la Corse   (idée n°14)
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L’actualité récente le montre, le problème des déchets est l’un des plus difficiles à régler pour notre île. Les centres d’enfouissement débordent, les factures s’alourdissent, les projets de traitement industriel pointent à l’horizon, et en attendant la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=890&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Un nouvel article du très dynamique et très beau blog <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/">1000 idées pour la Corse</a> <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  (<a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/10/29/idee-n%C2%B014-composter-pour-commencer/">idée n°14</a>)</p>
<p>&#8212;</p>
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<p><em>L’actualité récente le montre, le problème des déchets est l’un des plus difficiles à régler pour notre île. Les centres d’enfouissement débordent, les factures s’alourdissent, les projets de traitement industriel pointent à l’horizon, et en attendant la situation semble devoir s’aggraver d’année en année.</em></p>
<p><em>Malgré les efforts réalisés pour la promotion du tri des déchets, la part restant à enfouir reste énorme, et les nuisances potentielles des décharges rendent problématique leur implantation. La putréfaction des ordures ménagères incommode les riverains, et les infiltrations vers les nappes phréatiques sont toujours possibles, malgré les précautions prises en la matière.</em></p>
<p><em>Ce qui pose surtout problème, sent mauvais et menace l’environnement, c’est la “partie fermentescible”, qui représente à peu près un tiers des déchets ménagers. La part fermentescible, ce sont les déchets organiques (les épluchures, les trognons de pommes et de choux), tout ce qui a été vivant un jour et ne demande qu’à pourrir et à suinter.</em></p>
<p><em>Débarrassées de cette encombrante part, les ordures ménagères seraient déjà nettement plus faciles à gérer.  On se demande alors pour quelle raison le tri ne commence pas par ces déchets organiques.<span id="more-890"></span></em></p>
<p><em>D’autant que pour une région comme la Corse, les avantages seraient nombreux à traiter correctement cette part des déchets.</em></p>
<p><em>Par exemple, quand on demande aux gens pour quelle raison ils sont réticents à trier leurs déchets, la réponse qui vient le plus souvent est qu’on ne sait pas trop où ça part tout ça, et qu’il paraît que c’est tout remélangé une fois arrivé là où ça doit arriver. Le problème, bien réel, est le caractère virtuel du recyclage, accentué chez nous par le fait que ces déchets sont recyclés ailleurs, puisque nous ne possédons pas d’industrie capable de le<br />
faire chez nous.</em></p>
<p><em>Or, les déchets fermentescibles n’ont pas cet inconvénient, puisqu’ils peuvent être traités très près de leur lieu de production, et ne nécessitent pas une haute technologie pour cela : </em><em>un <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/10/08/idee-n%C2%B04-composter-a-tous-les-etages/">lombricompost d’appartement</a>, une compostière de jardin, un compost commun de village, ou une plate-forme de compostage micro-régionale, tout cela est à la portée des Corses, particuliers, communes ou entreprises, et nous pourrions sans difficulté vérifier, près de chez nous, voire carrément chez nous, que la valorisation des déchets est une réalité.</em></p>
<p><em>Chaque micro-région pourrait ainsi établir un plan de gestion des déchets fermentescibles.</em></p>
<p><em>Pour la Balagne, par exemple, nous pourrions créer deux plate-formes de compostage, une à proximité d’Ile-Rousse, l’autre à proximité de Calvi. Les villages les plus éloignés de ces plates-formes auraient leur propre compost municipal (quelques commune de France on déjà de tels composts), et le compostage individuel serait encouragé autant que possible, par l’aide<br />
à l’acquisition de compostières de jardins ou de lombricomposteurs d’appartement.</em></p>
<p><em>Les composts communaux pourraient être gérés par des associations ou des jardiniers, qui récupèreraient le compost ainsi créé, aidés par les employés communaux. Les plate-forme de compostage pourraient gérer aussi des déchets verts (les déchets de jardin, de débroussaillage) et agricoles, pour une véritable petite industrie des fertilisants naturels, qui financerait une partie du dispositif. Il y aurait sans doute de nombreuses créations d’emplois à la clé, emplois que nous pouvons rendre aussi qualifiés que possible, le but étant la production de produits d’excellente qualité et leur meilleure utilisation possible par les utilisateurs. Une vingtaine de plate-formes de compostage en Corse pourraient probablement employer une centaine de personnes.</em></p>
<p><em>Cela créerait sans aucun doute plus d’emplois qu’aucune solution industrielle, et serait à la portée d’entreprises locales, ce qui n’est pas le cas des solutions industrielles.</em></p>
<p><em>En ville, le lombricompostage et les composts de quartier allègeraient grandement la masse de déchets à transporter vers les plate-formes de compostage. Ces solutions emportent facilement l’adhésion des habitants, nous l’avons testé à Montreuil.</em></p>
<p><em>—</em></p>
<p><em>Un défi courageux pourrait alors consister en une véritable planification à l’échelle de la Corse, avec un agenda précis. On pourrait par exemple décider qu’au bout de 3 ans, ou 5 ans, on arrêterait totalement de traiter ces déchets fermentescibles à l’échelle régionale. Le message serait clair : nous avons 3 ans, ou 5 ans, pour mettre en oeuvre le compostage de toutes les matières fermentescibles au niveau local. Passé ce délai, il devient simplement<br />
interdit de jeter des déchets fermentescibles avec les autres ordures ménagères, cela ne peut plus aller au centre d’enfouissement.</em></p>
<p><em>Cela ferait économiser jusqu’à 30% du coût de ramassage. Cette économie financerait sans doute les plate-formes de compostage et les subventions aux particuliers pour l’achat de compostières.</em></p>
<p><em>Cet objectif ambitieux est possible pour une raison très simple : les gens sont tout de suite plus enclins à participer quand ils peuvent voir eux-mêmes le résultat de leurs efforts. Avec un compostage bien fait, le résultat est spectaculaire, et l’adhésion est grande. C’est ce que montrent toutes les expériences de ce type, et notre expérience du Sens de l’Humus.</em></p>
<p><em>Si on veut réussir à développer le tri, il faut commencer par le compostage. Composter est bien plus important et efficace que n’importe quel autre geste de tri. Le reste suivra tout seul.</em></p>
<p><em>—</em></p>
<p><em>Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/10/29/2009/10/27/2009/10/24/2009/10/14/2009/10/12/2009/10/10/a-propos/droits-de-publication/">Creative Commons</a></em></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Laisser pomper le bélier</title>
		<link>http://senshumus.wordpress.com/2009/10/20/laisser-pomper-le-belier/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 18:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>

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		<description><![CDATA[

Un nouvel article du blog 1000 idées pour la Corse (idée n°9).
&#8212;
Voici une invention déjà ancienne, qui, si elle ne peut pas forcément fonctionner partout, peut sans doute rendre ici ou là un service précieux. Je la trouve d’une grande beauté conceptuelle. Simple, solide, efficace… et parfaitement économe. Une fois installée, elle fonctionne toute seule, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=884&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div>
<div>
<p>Un nouvel article du blog <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/"><em>1000 idées pour la Corse</em></a> (<a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/10/16/idee-n%C2%B09-laisser-pomper-le-belier/">idée n°9</a>).</p>
<p>&#8212;</p>
<p><em>Voici une invention déjà ancienne, qui, si elle ne peut pas forcément fonctionner partout, peut sans doute rendre ici ou là un service précieux. Je la trouve d’une grande beauté conceptuelle. Simple, solide, efficace… et parfaitement économe. Une fois installée, elle fonctionne toute seule, sans énergie autre que celle de l’eau qui la traverse.</em></p>
<p><em>Sa fonction est de faire remonter de l’eau à un niveau nettement supérieur au niveau d’origine. Reliée à une source d’eau courante, elle utilise la force de l’eau qui la traverse pour propulser une partie de cette eau avec une puissance suffisante pour gagner plusieurs mètres, voire plusieurs dizaines de mètre. On l’appelle bélier hydraulique, ou pompe bélier. Je ne saurais pas faire mieux que <strong><a href="http://www.onpeutlefaire.com/fichestechniques/ft-pompe-belier.php">cette présentation</a></strong>, alors, faites un détour avant de lire la suite.<span id="more-884"></span></em></p>
<p><em>—</em></p>
<p><em>Bon, le principe est compris ? On fait couler de l’eau dans un tuyau en pente, sur quelques décimètres ou mètres de dénivelée, jusqu’au bélier. En entrant dans le bélier, elle ferme le premier clapet situé au bout du bélier. Cette fermeture brutale provoque une onde de choc. Cette onde de choc fait entrer un peu d’eau dans la cloche, comprime l’air qui y est contenu. Cet air comprimé repousse l’eau, qui referme le clapet d’entrée de la cloche (le second clapet), et repart par le tuyau de sortie avec une importante pression. Elle a alors suffisamment d’énergie pour remonter jusqu’à 15 fois la dénivélation de départ. Les lycéens de l’histoire font monter de l’eau au sixième étage de leur lycée. L’eau en excès est rejetée par la pompe, par le premier clapet.</em></p>
<p><em>En fonctionnement, la pompe a un mouvement rythmique régulier, plus ou moins rapide selon le type d’installation. On trouve pas mal de vidéos sur Internet, notamment <a href="http://www.youtube.com/watch?v=BZHi2YaGoZg&amp;hl=fr">celle-ci</a> et <a href="http://www.dailymotion.com/video/x5hx67_pompage-par-belier-dans-un-ruisseau_tech">celle-là</a> (avec la musique en prime). C’est beau comme un coeur qui bat, aussi fascinant qu’un <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/10/16/2009/10/08/idee-n%C2%B04-composter-a-tous-les-etages/">lombricompost</a>.</em></p>
<p><em>Une petite pompe bricolée est très bon marché. Une pompe professionnelle, telle que celles fabriquées par la société Walton coute assez cher, mais, presque sans entretien, sa durée de vie est de l’ordre du siècle.</em></p>
<p><em>Peu d’entretien, pas de carburant ni de prise de courant… il n’y a qu’à laisser pomper le bélier. En plus c’est éducatif, ça devrait plaire aux </em><em>Petits Débrouillards. Que demande le peuple ?</em></p>
<p><em>—</em></p>
<p><em>Merci à Lottà pour cet excellent document : <a rel="nofollow" href="http://www.codeart.org/pdf/dossier/document-83.pdf">http://www.codeart.org/pdf/dossier/document-83.pdf</a></em></p>
<p><em>Si vous connaissez une installation de pompe bélier en Corse, je veux bien la connaître.</em></p>
<p><em>Si vous en bricolez une, faites-le savoir.</em></p>
<p><em>Lien vers le site internet de l’entreprise <a href="http://www.walton.fr/fr/default.htm">Walton</a>, le son de la page d’accueil est celui d’une grosse pompe bélier.</em></p>
<p><em>Des précisions sur la réalisation d’une pompe bricolée sur le site d’<a href="http://www.econologie.com/plans-de-realisation-d-une-pompe-belier-hydraulique-articles-3808.html">éconologie</a> (faut déblayer les pubs pour trouver les infos).</em></p>
<p><em>—</em></p>
<p><em>Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/10/16/a-propos/droits-de-publication/">Creative Commons</a></em></p>
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		<title>Composter à tous les étages</title>
		<link>http://senshumus.wordpress.com/2009/10/12/composter-a-tous-les-etages/</link>
		<comments>http://senshumus.wordpress.com/2009/10/12/composter-a-tous-les-etages/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 09:21:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[compostage]]></category>

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		<description><![CDATA[Un autre texte tiré du blog 1000 idées pour la Corse (idée n°4).
&#8212;


En Corse, le compostage individuel semble bien parti. Plusieurs collectivités ont lancé des programmes visant à promouvoir cette honorable activité auprès de leurs concitoyens. Des composteurs de jardin sont mis à disposition ici et là, et le consensus semble se faire sur l’importance [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=879&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Un autre texte tiré du blog <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/"><em>1000 idées pour la Corse</em></a> (<a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/10/08/idee-n%C2%B04-composter-a-tous-les-etages/">idée n°4</a>).</p>
<p>&#8212;</p>
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<p>En Corse, le compostage individuel semble bien parti. Plusieurs collectivités ont lancé des programmes visant à promouvoir cette honorable activité auprès de leurs concitoyens. Des composteurs de jardin sont mis à disposition ici et là, et le consensus semble se faire sur l’importance de cet acte. Pourtant, de nombreux citadins se désolent de ne pas posséder de jardin, et de ne pas pouvoir participer au mouvement. Ils s’en plaignent à l’occasion sur le forum de RCFM.</p>
<p>En conséquence, les déchets ménagers organiques continuent de venir encombrer les conteneurs. Or, ces déchets organiques sont justement ceux qui, en fermentant et en s’infiltrant, sont à l’origine de l’essentiel des nuisances attribuées aux ordures ménagères : odeurs insoutenables et pollution des sols. Le problème reste donc entier.</p>
<p>Il est pourtant très facile de composter des déchets ménagers en appartement. C’est même le dernier chic dans les minuscules cuisines parisiennes. Il faut pour cela utiliser une arme redoutable, silencieuse et autoreproductive : le lombric.<span id="more-879"></span></p>
<p>Le lombricompostage consiste à placer une certaine quantité de lombrics d’espèces judicieusement choisies dans des caisses plus ou moins perfectionnées, et à les nourrir des déchets ménager du foyer. <a href="http://fr.jardins-animes.com/ecologie-environnement/compostage-recyclage/composteur-vivant-le-lombricomposteur-canoworms-p-125.html">Un bon lombricomposteur</a> absorbe sans difficulté les déchets d’une famille de 4 personnes, et les transforme en un compost particulièrement concentré et nutritif (en jardinerie, le lombricompost est considéré comme l’un des fertilisants naturels les plus puissants). Une production liquide importante est aussi récupérée, fournissant un fertilisant facilement utilisable pour les plantes d’appartement ou en pépinière. Le dispositif ne prend pas plus de place qu’une grande poubelle classique.</p>
<p><em>Bien mené, un lombricompost ne sent absolument pas mauvais</em> : les déchets n’ont pas le temps de fermenter. Le compost et le fertilisant liquide recueillis sont quasiment inodores. Pour être plus exact, ils sont dépourvus de mauvaises odeurs. J’ai utilisé cette méthode dans une vulgaire caisse pendant deux ans sans aucune nuisance. Une poubelle classique sent bien plus mauvais si on tarde un tout petit peu à la vider. Le seul geste un peu technique consiste à rajouter du papier ou du carton aux déchets ménagers dans la bonne proportion. Il faut quelques jours au moins observateur des utilisateurs pour trouver cette proportion.</p>
<p>Un lombricomposteur élaboré comporte plusieurs étages interchangeables. Les lombrics sont placés à l’étage n°1, où ils commencent leur travail. Quand ils commencent à saturer l’espace, ils migrent dans la caisse supérieure. La migration se termine quand il n’y a plus rien à consommer pour eux dans ce premier étage. Les déchets sont alors complètement compostés, et le compost peut être récupéré.</p>
<p>Le lombricompost a de plus une vertu éducative évidente. Il est bien plus facile d’en montrer le fonctionnement que celui d’un gros composteur. Les enfants peuvent sans difficultés être chargés de sa gestion à la maison. On se retrouve avec un animal de compagnie original. De fait, même pour un adulte, l’objet se révèle vite fascinant.</p>
<p>Il existe des lombricomposteurs très bien fait dans le commerce, mais les bricoleurs peuvent réussir <a href="http://atmontreuil.canalblog.com/albums/farbriquer_sa_lombricompostiere_en_images/index.html">d’excellents modèles</a> à partir de matériaux de récupération. Ca n’a pas l’esthétique d’un composteur industriel, mais ça fonctionne tout aussi bien. <a href="http://www.sictom-pezenas-agde.fr/Le-lombricompostage.html">Certaines collectivités</a> aident leurs administrés à acquérir des lombricomposteurs. Les collectivités urbaines de Corse pourraient faire de même. Il serait peut-être possible aussi à une entreprise corse d’en fabriquer.</p>
<p>—</p>
<p><em>Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/a-propos/droits-de-publication/">Creative Commons</a></em></p>
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		<title>Ecrire sous licence Creative Commons</title>
		<link>http://senshumus.wordpress.com/2009/10/07/ecrire-sous-licence-creative-commons/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 16:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Corse]]></category>
		<category><![CDATA[Le Sens de l'Humus]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un texte issu du blog &#8220;1000 idées pour la Corse&#8220;, que je suis en train de créer. Je posterai sur le blog du Sens de l&#8217;humus les articles qui me semblent y avoir du sens. Ca fera vivre les deux blogs.
&#8212;
Quand on écrit pour faire changer des choses, on est heureux que ce que [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=873&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Voici un texte issu du blog &#8220;<a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/">1000 idées pour la Corse</a>&#8220;, que je suis en train de créer. Je posterai sur le blog du Sens de l&#8217;humus les articles qui me semblent y avoir du sens. Ca fera vivre les deux blogs.</p>
<p>&#8212;</p>
<p><em>Quand on écrit pour faire changer des choses, on est heureux que ce que l&#8217;on produit soit repris et diffusé par d&#8217;autres. C&#8217;est même ce que l&#8217;on souhaite le plus ardemment : plus un texte ou une idée circule, et plus on est utile.</em></p>
<p><em>Cependant, il est un peu désagréable de voir un texte que l&#8217;on a mis de longues heures à peaufiner, pour lequel on s&#8217;est parfois longuement documenté, être repris à des fins intéressées, être déformé ou être repris sans mention d&#8217;origine. Le bloggueur est altruiste, mais il est fier.<img title="Lire la suite…" src="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /><span id="more-873"></span></em></p>
<p><em>Nous avons connu ce problème, il y a quelques années, sur le blog du Sens de l&#8217;Humus : un de nos articles a été repris par une revue écologiste, je ne peux pas dire franchement commerciale, ce serait exagéré, mais en tout cas payante, et dont les auteurs sont salariés. L&#8217;article a été publié sans notre accord, et, cela va sans dire, sans que notre association reçoive le moindre centime. De plus, quelques points importants avaient été changés, l&#8217;article modifié étant pourtant publié sous mon nom, sans mention de son origine initiale. Précisons aussi que le directeur de publication de la revue m&#8217;avait demandé la permission de diffuser ce texte, et que j&#8217;avais clairement refusé, celui-ci n&#8217;étant pas adapté à une publication papier.</em></p>
<p><em>On a beau être altruiste, on aime tout de même être respecté, un peu. J&#8217;avais poussé une grosse gueulante ce jour-là, et il avait fallu remettre quelques détails au point :<br />
Non, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on écrit sur un blog, accessible gratuitement, que ce que l&#8217;on écrit n&#8217;est pas protégé a priori par les lois existantes sur la propriété intellectuelle. Il n&#8217;est pas nécessaire d&#8217;apposer de gros copyright partout pour ça.<br />
Non, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on est une revue militante qu&#8217;on a le droit de prendre des libertés avec la loi, la déontologie ou le simple respect, ni de gagner sa vie avec le boulot d&#8217;autrui.</em></p>
<p><em>Alors, comment faire pour être à la fois cool et respecté ? La solution a pour origine le monde du logiciel libre, où, pour permettre à un travail d&#8217;être utile à la communauté sans être privatisé, on a inventé la notion de Copyleft. Un logiciel sous Copyleft peut être repris et modifié, mais à condition que le produit de cette modification soit lui-même sous Copyleft : je prends, j&#8217;utilise, j&#8217;améliore, et je rends à la communauté.</em></p>
<p><em>De cette notion de Copileft ont dérivé, pour le monde de l&#8217;édition, spécialement sur Internet, les licences <a href="http://fr.creativecommons.org/index.htm">Creative Commons</a>. Choisir une telle licence permet à la fois de laisser le champ libre à la diffusion d&#8217;un texte et de le protéger contre un usage abusif. Il existe <a href="http://fr.creativecommons.org/contrats.htm">6 licences Creative Commons</a> plus ou moins contraignantes.</em></p>
<p><em>J&#8217;ai choisi pour ce blog la licence <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/">Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage des Conditions Initiales à l’Identique 2.0 France.</a> Elle permet à tout lecteur de reprendre les textes ici écrits, mais à trois conditions : ne pas en faire un usage commercial et citer son origine (le nom de l&#8217;auteur de chaque article et celui du blog). On peut le modifier, mais à la condition que le résultat obtenu soit à son tour publié selon la même licence.</em></p>
<p><em>Ce n&#8217;est pas obligatoire, mais je serais aussi heureux qu&#8217;un lien pointe vers ce blog. Bien entendu, les idées générales listées ici sont totalement libres, c&#8217;est le contenu des articles qui est protégé par cette licence.</em></p>
<p><em>Je conseille à tout auteur, en Corse ou ailleurs, souhaitant que ses articles puissent être repris par d&#8217;autres, sans abus, d&#8217;écrire sous une licence Creative Commons de son choix, et de le faire savoir.</em></p>
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		<title>Au pied de mon arbre&#8230;</title>
		<link>http://senshumus.wordpress.com/2009/04/18/au-pied-de-mon-arbre/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 20:12:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeuf1</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le sol, la terre...]]></category>
		<category><![CDATA[ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[BRF]]></category>

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		<description><![CDATA[Au fond de la vallée en bas de chez moi, il a des prairies où viennent brouter les vaches. Ces prairies sont parsemées d&#8217;arbres, coupées de haies et sillonnées de ruisseaux. Le tout donne un ensemble un peu moins monotone qu&#8217;une étendue de pure prairie. De plus,du fait de cette diversité qui rend ce pays [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=868&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Au fond de la vallée en bas de chez moi, il a des prairies où viennent brouter les vaches. Ces prairies sont parsemées d&#8217;arbres, coupées de haies et sillonnées de ruisseaux. Le tout donne un ensemble un peu moins monotone qu&#8217;une étendue de pure prairie. De plus,<span id="more-868"></span>du fait de cette diversité qui rend ce pays plus accueillant que les grandes plaines, d&#8221;autres productions que les vaches peuvent être extraites de cette campagne relativement préservée : des mûres début septembre (il n&#8217;y a pas, vraisemblablement, d&#8217;aspersion de produits chimiques), des champignons, des poissons dans les points d&#8217;eau,  ainsi que du bois de chauffage, notamment.</p>
<p>Précisément, les arbres dont il était question plus haut sont de vénérables chênes, pour certains plus que centenaires. Il ont été récemment élagués, et mon père a constitué des tas de bûches d&#8217;une part, et des tas de &#8220;brindilles&#8221;, de rameaux de petite taille, d&#8217;autre part. Il était aidé par une hachette, des coins, une masse , et puis des outils avec des moteurs thermiques. Bon.<br />
Les bûches seront montées un de ces jours près de la maison pour aller dans l&#8217;insert nous chauffer, et les tas de rameaux seront brûlés sur place, considérés indignes d&#8217;intérêt.</p>
<p>Pour ma part, je me suis avisé de m&#8217;occuper, dans une faible partie, des tas de rameaux. Les lecteurs de ce blog s&#8217;en doutent, il s&#8217;agissait pour moi de faire du BRF de chêne. Je ne m&#8217;attarderai pas sur ce sujet déjà largement étudié sur ce blog. Notons simplement que j&#8217;ai effectué une tâche de ramassage (très partiel) des tas de rameaux, sélectionnant les plus facile à ramener à la maison près de mon broyeur (électrique à 8 lames, puissance nominale 2kW), ce qui peut apparaître tout à fait farfelu à d&#8217;autre personnes du village s&#8217;ils me voient (surtout s&#8217;il ne connaissent pas le BRF, mais même si c&#8217;est le cas..). Je m&#8217;en occupe avec une exquise improductivité, remplissant et transportant une remorque à vélo en une heure et demi, de quoi faire une demi-brouette une fois broyé. Ce, parce que je n&#8217;admets pas du tout la conception de rameaux &#8220;bon à brûler&#8221;, j&#8217;en ai sauvé un minimum. Et puis histoire de faire de l&#8217;exercice, de prendre l&#8217;air, ce que je ne parvient pas à faire sans motif d&#8217;activité. D&#8217;amortir la remorque à vélo. Etc.</p>
<p>Pour continuer de me justifier, je dirai que je n&#8217;ai pas de honte à être improductif. De toute façon, les outils productifs tels que les tronçonneuses, remorques à tracteur, batteuses, moisseuneuses&#8230;ont confisqué toutes les activités qu&#8217;on peut faire avec l&#8217;énergie humaine (scier, remorquer, battre, moissonner&#8230;), du coup comme pour assurer sa survie il n&#8217;y a plus cela à faire (tant qu&#8217;on gagne quelque sous en ville et qu&#8217;on les gère bien), on peut prendre le luxe d&#8217;être improductif, en s&#8217;occupant de brindilles, ou rêvant avec des feuilles de saule comme déjà le poète Chateaubriand.<br />
J&#8217;aimerai là faire part d&#8217;autres réflexions qui me sont venus à l&#8217;occasion de cette activité de tri des rameaux. Ces fameux chênes, même centenaires, mon père en avait abattu certaines années précédantes. Il les trouvait malades, il me justifiait ainsi ces mises à mort. Moi je n&#8217;étais pas d&#8217;accord avec cette conception, étant plus jeune, je ne les voyais pas &#8220;malades&#8221;. Je tenais à ce soient gardés ces êtres vivants. Même si de prime abord ils apparaîssent peu intéressants, peu loquaces, ne fournissant même rien de comestible,  en plus d&#8217;être (ce que je comprend maintenant) les ennemis de choses sérieuses comme la production de valeur ajoutée exportable de mon village, à savoir la viande de vache, en ralentissant la croissance de l&#8217;herbe sous la surface de leur ramage.</p>
<p>Mais après tout, peut-être sont-il bien &#8220;malades&#8221;. En témoigne toute la mousse de champignon qui les couvre, non? Enfin, n&#8217;y en a t-il pas sur tous les arbres? Ceci serait à observer. En tout cas, de la mousse sur les rameaux, il y en a plein. Les branches n&#8217;apparaissent pas bien fraiches, pas terrible pour du BRF. L&#8217;élaguage date d&#8217;il y a moins de deux semaines, et il y a quelque bourgeon peu vifs.</p>
<p>Prenant toujours mon temps, j&#8217;ai pensé à ceci : mon père et plusieurs voisins ont badigeonné à la chaux leurs troncs d&#8217;arbres de verger, de jardin au début de ce printemps. J&#8217;ai pensé que c&#8217;était la mode&#8230;<br />
Sur le pot de badigeon, j&#8217;avais lu que le caractère alcalin de la chaux permettait d&#8217;empêcher le développement les champignons, insectes des arbres&#8230;et ça a l&#8217;air en effet efficace déjà pour les champignons, qui recouvrent beaucoup les troncs de nos arbres de vergers, notament les cognassiers&#8230;sans que je sache si cela leur nuit vraiment ou pas, si cela est corrélé ou pas à la baisse de rendement de coings contasté ces dernières années.<br />
Je songe que les chênes au fond de la vallée ont vécu longtemps et qu&#8217;il n&#8217;est pas normal qu&#8217;ils soient si nombreux à être malades &#8220;soudainement&#8221; (un vingtaine d&#8217;année c&#8217;est peu dans leur vie), si c&#8217;est le cas, et si un des symptômes soit le recouvrement de mousses jaunes. Je songe par ailleurs que si la chaux tue la mousse, c&#8217;est que cette dernière apprécie les milieux acides, et que s&#8217;il elle se développe sur les chênes et autres arbres, c&#8217;est peut-être qu&#8217;au fond de la vallée (et dans les jardins), la terre s&#8217;acidifie, et les chênes vénérables sont de moins en moins en équilibre avec leur sol. On dira ensuite, selon qu&#8217;on ait un point de vue &#8220;pasteurien&#8221; ou holiste : alors que le milieu, c-à-d le sol, s&#8217;acidifie, les arbres sont moins aptes à lutter contre les champignons; ou bien la mousse vient compenser un déséquilibre qui serait pire sans elle.<br />
Bref, laissons là le débat de l&#8217;interprétation de la mousse. Si cela est vérifié, que la mousse ne viennent que sur les arbres terres acidifiées, j&#8217;incrime alors dans l&#8217;acidification des prairies : les vaches, et le manque de rotation dans le type de paturage mis en oeuvre (puisque la plupart des paysans font dans mon village du &#8220;vache sur vache&#8221; ou du &#8220;mouton sur mouton&#8221;, tout comme on reproche à des céralier de ne pas faire de rotation, avec du &#8220;blé sur blé&#8221;, du &#8220;maïs sur maïs&#8221;). Je crois savoir qu&#8217;un paturage de mouton basifie les sols, et alterner les broutages en vaches et moutons pourrait peut-être enrayer le phénomène d&#8217;acidification, et par là même de mort lente des chênes, un à un, mort qui est précédée de divers symptômes comme la mousse sur les rameaux. Avant cela donc, la mousse attaque les arbres eux même affaiblis par un sol rendu acide par le mono-paturage de vache. Tout ceci est hypothèses.</p>
<p>Sur le chemin du retour, trainant ma cariole à vélo sur le kilomètre de route valonnée dans la peine infinie de cette tâche non assistée par un moteur thermique (nan je plaisante), je passe devant un champ que je sais brouté régulièrement par des moutons. Je me dis, que je pourrai vérifier l&#8217;hypothèse ci-dessus en allant jeter un oeil sur les rameaux des arbres de ce champs. Et je me dis que je n&#8217;aurai probablement pas penser à cette idée, si je ne faisais pas attention à mon environnement et allant plus vite en conduisant une voiture. Finalement, l&#8217;improductivité, ça a du bon : sans ça je n&#8217;aurai pas tant réfléchi à la mousse sur les rameaux que je maniais, à l&#8217;histoire de ces chênes, ou à la façon de trouver des pistes pour enquêter sur le sujet que je pose là.<br />
Demain, j&#8217;irai explorer les environs, notament les champs de moutons, en regardant les branches et les mousses, en ayant cette hypothèse à l&#8217;esprit, cherchant des éléments qui la confirmeraient ou l&#8217;infirmeraient. L&#8217;aventure reprend.</p>
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		<title>Le jardin du Sens de l&#8217;Humus : le sol</title>
		<link>http://senshumus.wordpress.com/2009/02/28/le-jardin-du-sens-de-lhumus-le-sol/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2009 15:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sol du jardin montreuillois se caractérise à la fois par une grande fertilité potentielle et une grande tendance au blocage, ainsi que par une importante pollution. Ceci s&#8217;explique par son histoire.
A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, les arboriculteurs montreuillois se sont retrouvés, du fait du développement du chemin de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=864&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Le sol du jardin montreuillois se caractérise à la fois par une grande fertilité potentielle et une grande tendance au blocage, ainsi que par une importante pollution. Ceci s&#8217;explique par son histoire.<span id="more-864"></span></p>
<p>A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, les arboriculteurs montreuillois se sont retrouvés, du fait du développement du chemin de fer, en concurrence directe avec les arboriculteurs du sud de la France. Les pêches de la vallée du Rhône pouvaient arriver désormais rapidement à Paris. Parallèlement, la pression urbaine de l&#8217;agglomération parisienne se fait sentir. Les arboriculteurs se retrouvent alors dans une situation délicate qui les contraint à augmenter leurs rendements pour rester compétitifs.</p>
<p>Ils utilisent alors comme fertilisants ce qu&#8217;ils ont sous la main en grande quantité : les gadoues issues de l&#8217;activité humaine de Paris. On y retrouve des déjections, mais aussi sans doute des déchets issus d&#8217;activités industrielles. Le tout contenant beaucoup de matières fertilisantes, mais aussi beaucoup de polluants, notamment des métaux lourds. Plus tard, c&#8217;est l&#8217;automobile qui apportera sa contribution sous forme notamment de plomb atmosphérique.</p>
<p>Les boues urbaines sont dans un premier temps efficaces, mais au fil du temps, la structure du sol de dégrade. Les sols déjà fin, à prédominance d&#8217;argile, s&#8217;asphixient progressivement. Ils accumulent des matières fertilisantes sans pouvoir les minéraliser suffisamment rapidement. Vers le milieu du 20ème siècle, la conjonction de tous les facteurs défavorables amène l&#8217;abandon des cultures à Montreuil.</p>
<p>Notre jardin cumule un handicap supplémentaire : une nappe d&#8217;eau intermittente vient effleurer la surface à la fin de chaque hiver, retardant d&#8217;autant plus la date à laquelle l&#8217;activité biologique vient minéraliser les éléments du sol. Il faut souvent attendre la fin mai pour avoir un sol correctement ressuyé. Durant la période où la parcelle est restée en friche, cela a conduit à un quasi-blocage de la situation : le sol n&#8217;a commencé à évoluer que très lentement, et il aurait sans doute fallu plusieurs siècles pour le voir passer à un degré de vie supérieur. On trouvait encore il y a trois ans des plantes ordinairement plus à leur aise dnas les zones marécageuses dans toute la partie basse de la parcelle.</p>
<p>Nous nous retrouvons donc actuellement dans la situation suivante : le sol est très fertile, car il contient des quantités importantes de tous les nutriments essentiels. En revanche, durant toute une partie de l&#8217;année (d&#8217;octobre à avril), il est incapable d&#8217;évacuer l&#8217;eau qu&#8217;il reçoit, et l&#8217;activité biologique est très faible. A l&#8217;inverse, dès que la chaleur arrive, le sol se ressuie, et l&#8217;activité biologique monte en flèche. Jusqu&#8217;à ce que la sécheresse vienne à nouveau stopper tout cela : dès qu&#8217;il est trop sec, il prend en masse et rend à nouveau toute vie difficile.</p>
<p>Toute la difficulté pour les jardiniers est de gérer le taux d&#8217;humidité et la température du sol : il faut, aussi vite que possible au printemps, l&#8217;aider à évacuer son eau, et à se réchauffer. Bien entendu, le fait d&#8217;être en buttes facilite la tâche : les buttes se réchauffent plus vite, et le sol est surrélevé par rapport à la nappe d&#8217;eau souterraine. En revanche, la gestion des paillages est délicate.</p>
<p>En effet, si le sol reste paillé au printemps, il tarde beaucoup à s&#8217;assécher et à se réchauffer. Mais s&#8217;il est laissé à nu, la surface a tendance très vite à prendre en masse, dès que le soleil chauffe un peu. Il faut donc trouver le compromis idéal : par exemple, enlever la paille à partir de mars, mais uniquement sur les zones qu&#8217;on va travailler bientôt. Travailler ensuite le sol superficiellement pour l&#8217;empécher de durcir : il faut prendre une motte dans la main et la presser pour savoir si le sol est travaillable. Si elle s&#8217;effrite, c&#8217;est bon, si elle se comporte comme de la glaise, c&#8217;est trop mouillé.Vous pouvez aussi expérimenter toutes les méthodes possibles pour améliorer le sol au printemps, il y a sans doute de quoi faire.</p>
<p>Il est aussi possible, au printemps, de récupérer toute la matière descendue dans les allées, et la remonter sur les buttes, ça fait un mélange de matières organiques et minérales assez sympa, et puis ça permet de redessiner les buttes. Il ne faut pas hésiter non plus à mettre un coup de bêche sur les buttes, pas forcément de manière systématique (les buttes servent précisément à éviter ça), mais par exemple à chaque plantation. Je dirais qu&#8217;on peut, en fonction de la météo, commencer ce genre de travail courant mai.</p>
<p>L&#8217;été, le problème est beaucoup plus simple : il suffit de pailler beaucoup, de s&#8217;assurer qu&#8217;il y a assez d&#8217;eau dans le sol (en année normale, il ne serait quasiment pas nécessaire d&#8217;arroser, mais attention aux années sèches), et le sol devient alors incroyablement meuble en comparaison de l&#8217;hiver. Et il est alors d&#8217;une fertilité incomparable.</p>
<p>Il faut faire attention à ne pas trop arroser, d&#8217;abord parce que c&#8217;est du gaspillage, ensuite parce que ç&#8217;est le meilleur moyen de mobiliser les métaux lourds et de les faire passer dans les plantes. Les premiers test de métaux lourds dans nos plantes ont donné des valeurs dans les normes malgré des sols gravement pollués, il est possible que ce soient nos méthodes de cultures qui nous aient permis d&#8217;arriver à ce résultat.</p>
<p>En ce qui concerne le BRF, enfin, la tentative faite il y a deux ans et demi est mitigée : le broyat était de qualité moyenne, et il avait été enfoui trop tôt, dans un sol encore trop humide. Bilan, le bois a eu beaucoup de mal à se décomposer, et je suis sûr que vous en retrouverez encore quelques morceaux cette année. Vous pouvez peut-être essayer de le laisser en surface, ou de l&#8217;incorporer en été, ou le précomposter, là encore, il faut expérimenter.</p>
<p>Cet après-midi, il fait plus beau et plus chaud chez vous que chez moi, profitez-en.</p>
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		<title>Le jardin du sens de l&#8217;humus : zonage</title>
		<link>http://senshumus.wordpress.com/2009/02/07/le-jardin-du-sens-de-lhumus-zonage/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 19:30:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le début d&#8217;une série d&#8217;articles rébarbatifs sur le jardin montreuillois du Sens de l&#8217;Humus, articles destinées à permettre aux nouveaux jardiniers de reprendre la suite des opérations.
Le jardin se compose d&#8217;une parcelle à peu près rectangulaire de 500m2, coupée en deux parties inégales par un mur en grande partie effondré. La partie la plus [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=859&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Voici le début d&#8217;une série d&#8217;articles rébarbatifs sur le jardin montreuillois du Sens de l&#8217;Humus, articles destinées à permettre aux nouveaux jardiniers de reprendre la suite des opérations.<span id="more-859"></span></p>
<p>Le jardin se compose d&#8217;une parcelle à peu près rectangulaire de 500m2, coupée en deux parties inégales par un mur en grande partie effondré. La partie la plus petite étant par ailleurs traversée par une allée de deux mètres de large (nous devons conserver ces deux mètres pour assurer le passage du public lors des événements annuels).</p>
<p>Je considère qu&#8217;il y a cinq types d&#8217;utilisation du sol, on peut appeler ça des &#8220;zones&#8221;, mais elles sont toutes plus ou moins enchevétrées. Elles occupent (ou devraient occuper à terme) toutes à peu près la même surface totale, soit plus ou moins un cinquième du total.</p>
<p>Zone 1 : les allées. Ce sont a priori les seules zones où l&#8217;on doit se permettre de marcher, sauf exception. Le principe du jardin étant basé sur <a href="http://senshumus.wordpress.com/2006/10/13/la-culture-sur-buttes-fiche-technique/">les buttes</a>, il est important de crier très fort pour dissuader les visiteurs et les nouveaux de marcher hors des sentiers battus. Hormis l&#8217;allée de 2m de large dont je parlais précédemment, vous constaterez que rien n&#8217;est droit. Historiquement, la raison en est que nous avons repris en partie le projet de l&#8217;association qui occupait le terrain précédemment, et qui était un projet de labyrinthe.</p>
<p>Zone 2 : les espaces naturels. Ce sont des zones que nous avons décidé de ne pas (plus) toucher. Nous n&#8217;y marchons pas, nous n&#8217;y prélevons rien, nous laissons vivre. Ce sont la zone située derrière le noyer, autour de la portion de mur effondré, la zone autour de la mare temporaire, et la zone située derrière les poiriers, le long du mur est. L&#8217;objectif est de conserver là un abri permanent pour la biodiversité, tant animale que végétale. Les planches et trucs divers posés en vrac le long du mur est sont à laisser sur place si possible, ils servent sans doute d&#8217;abri à pas mal d&#8217;auxiliaires du jardin.</p>
<p>Zone 3 : Les zones semi-sauvages. Ce sont des zones qui servent de refuges de biodiversité, de lieu de cueillette de plantes sauvages comestibles, et d&#8217;engrais verts permanents. Ce sont donc des zones sur lesquelles on intervient très peu, sauf pour y prélever des éléments utiles, et parfois améliorer les plantations (rarement, puisque ce sont essentiellement des vivaces). Il s&#8217;agit des haies extérieures, de la plantation de consoudes, des plantations de luzerne, et des zones à orties au nord du jardin. Les haies abritent des auxiliaires de jardin, produisent quelques fruits, et du bois pour les sols ou pour faire des tuteurs. Les consoudes, les orties et la luzerne sont de bons engrais verts. Consoude et orties sont comestibles. Les auteurs ne sont pas d&#8217;accord sur la comestibilité de la luzerne. Il devrait y avoir assez de consoude cette année pour faire des purins, on peut aussi faire deux purins d&#8217;ortie de 50l par an. Suivre les recommandations de <a href="http://senshumus.wordpress.com/2006/11/09/reussir-un-purin-d%E2%80%99ortie-fiche-technique/">cet article</a> si vous vous lancez dans la réalisation de purins.</p>
<p>La haie d&#8217;euphorbes est aussi une survivance de l&#8217;ancienne association, qui avait planté de ces euphorbes un peu partout dans le terrain. Nous nous en sommes débarrassés en les mettant en haie, ce qui s&#8217;est révélé finalement assez intéressant. Il y a aussi des armoises dans la haie, et sinon, il faut laisser pousser tout ce qui veut au printemps. Il est en revanche difficile de faire des cultures le long de la haie, se contenter de laisser pousser ce qui veut, et préléver la biomasse (attention, il y a un petit chêne caché à l&#8217;ouest des fraisiers le long de la haie).</p>
<p>Zone 4 : les vivaces. L&#8217;intéret des plantes vivaces est de supprimer la répétition annuelle des semis et plantations, toujours délicats. Parmi les vivaces présentes au jardin, les arbres fruitiers étaient là avant notre arrivée. Le noyer ne nécessite pas spécialement de soin, lui mettre un peu de paille au pied surtout sur les zones piétinées. Les poiriers près du mur est sont greffés sur cognassiers, qui ont repris le dessus sur les poiriers. Ca donne des arbres doubles, il faudrait couper les cognassiers pour bien faire, mais il y a dans l&#8217;association des amis des arbres qui désapprouvent l&#8217;usage d&#8217;instruments tranchants contre tout être vivant ligneux. En fait, sur les 3 poiriers, un seul a été débarassé des rejets de son porte-greffe. Un autre poirier est pallissé contre le mur. Les pêchers situés en plein champ, près de la spirale, nécessiteraient d&#8217;être taillés avant la fin de l&#8217;hiver.</p>
<p>Les fruits rouges ont été plantés en mars 2007, si ma mémoire est bonne. Les framboisiers sont très vigoureux et ont très bien réagi à l&#8217;apport de BRF qui leur a été fait. Il y a une seconde plantation de framboisiers entre la spirale et la haie ouest, il faut sans doute la soigner un peu. On a une ligne de cassisiers et groseillers, plantés comme suit (d&#8217;est en ouest) : cassis-groseille-cassis-groseille-groseille. Trois fraiseraies occupent le jardin. La plus ancienne au sud-est devrait donner son plein rendement cette année. Les deux autres (près des cassisiers et derrière l&#8217;un des pêchers) sont plus récentes et comptent beaucoup moins de plants adultes. Il faut les desherber de temps en temps et laisser l&#8217;herbe arrachée sur place. Un peu de compost leur fait du bien. Des tanaisies sous les pêchers et sous les framboisiers viennent les protéger contre les pucerons (il paraît). Normalement, l&#8217;ensemble des fruits rouges devrait donner une production sympathique ce printemps.</p>
<p><a href="http://senshumus.wordpress.com/photos-des-murs-a-peches/de-plantes-cultivees/">La spirale d&#8217;herbes aromatiques </a>est plantée elle aussi de vivaces. C&#8217;est une belle réussite. On a de la menthe (2 espèces), de la tanaisie, de la sauge, de la mélisse, de la pimprenelle, du romarin, de l&#8217;achillée&#8230; Il y avait tout en haut du thym et de la lavande, mais ils n&#8217;ont pas apprécié. J&#8217;ai essayé l&#8217;an dernier de faire une zone d&#8217;aromatiques au nord de la parcelle sur le remblais (orienté sud), mais je n&#8217;ai pas pu m&#8217;en occuper sérieusement, faute de présence. Il me semble cependant qu&#8217;un certain nombre de choses avaient survécu.</p>
<p>Il y a aussi quelques autres vivaces ici ou là : un pied de raifort au centre de l&#8217;escargot (près de la première fraiseraie). De l&#8217;oseille dans la même zone, de la roquette sauvage (mais cultivée) qu&#8217;il faudra sans doute remplacer. La butte isolée entre le noyer et la mare est aussi plantée de vivaces : oseille, rhubarbe&#8230; Ces plantations étant récentes, il faut voir ce qui repart au printemps.</p>
<p>Zone 5 : les annuelles. Le potager proprement dit. Ca doit faire actuellement un peu plus de 100m2, ça peut paraître peu, mais géré un peu intensivement ça peut produire beaucoup, surtout avec l&#8217;apport de tout le reste. Et ça représente pas mal de travail&#8230;Il y a des engrais verts annuels sur une partie de ces zones, notamment de la phacélie. A laisser sur le sol au printemps. A vous de sentir aussi s&#8217;il faut retravailler le sol, mais attention, tout travail du sol est dangereux avant le mois de mai au moins sur une terre aussi lourde. Je pense qu&#8217;il faut se contenter d&#8217;enlever les paillages en mars, de donner un petit coup de griffe une fois le sol bien ressuyé, et faire les premiers semis. Ensuite, aux plantations en mai (tomates, cougettes, etc&#8230;), vous pourrez donner un coup de bêche si le printemps n&#8217;est pas trop pourri. De toutes façons, le test est simple : vous prenez une motte de terre dans la main, vous la serrez, si elle s&#8217;effrite, c&#8217;est bon, si elle forme une boule glaiseuse, c&#8217;est encore trop mouillé.</p>
<p>C&#8217;est tout pour cette fois.</p>
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		<title>Principes et pratique de la micro-agriculture biointensive</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 10:26:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>korrotx</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le sol, la terre...]]></category>
		<category><![CDATA[Permaculture]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça fait bientôt trois ans que je m&#8217;essaie à la micro-agriculture biointensive, méthode de production alimentaire dont j&#8217;avais fait à l&#8217;époque un petit résumé ici, qui n&#8217;est que trop peu connue et mise en oeuvre, et qui gagnerait à l&#8217;être plus en ces temps de vaches mal nourries.
Ma propre expérience ne se conforme pas totalement [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=855&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Ça fait bientôt trois ans que je m&#8217;essaie à la micro-agriculture biointensive, méthode de production alimentaire dont j&#8217;avais fait à l&#8217;époque un petit résumé <a href="http://www.decroissance.info/article.php3?id_article=534">ici</a>, qui n&#8217;est que trop peu connue et mise en oeuvre, et qui gagnerait à l&#8217;être plus en ces temps de vaches mal nourries.<br />
Ma propre expérience ne se conforme pas totalement aux principes en question, et cette marge entre principes et pratique me semble une bonne occasion de voir ce qui relève de l&#8217;aménagement pragmatique, et ce qui relève des limites réelles de l&#8217;application de cette méthode.<br />
<span id="more-855"></span><br />
<strong>Le double-bêchage</strong><br />
L&#8217;amélioration la plus notable semble être introduite par le double-bêchage, qui amène de l&#8217;air dans ce sol qui en a bien besoin. Ce double-bêchage pourra être repris si les buttes se tassent au point de devoir être refaites, ce sera probablement le cas pour certaines l&#8217;année prochaine, soit 4 ans après leur montage. Les buttes une fois terminées et nivelées ont une hauteur d&#8217;à peu-près 35 cm (par rapport aux allées). Leur hauteur se stabilise ensuite, après quelques mois, entre 25 et 30 cm.<br />
Pour estimer si le double-bêchage sert vraiment à quelque-chose, j&#8217;ai semé du seigle à l&#8217;automne 2006 sur deux planches parallèles, l&#8217;une double-bêchée (avec compost incorporé et mulch de brf de chêne et pommier), l&#8217;autre non (apport antérieur de compost, et mulch de brf de chêne et pommier). Sur la première, les pieds de seigle étaient de taille humaine et leurs épis de 16-17 cm, sur l&#8217;autre, non double-bêchée, les pieds étaient chétifs (50 cm pour les plus grands) et les épis réduits (4 à 5 cm). Donc malgré le chamboulement initial qu&#8217;il génère, le double-bêchage améliore quand-même pas mal le sol, si on en juge par la croissance de ce qu&#8217;on y cultive. C&#8217;est surtout le cas pour les sols compactés et/ou sujets à l&#8217;engorgement en <a href="http://senshumus.wordpress.com/2008/11/15/matiere-organique/">matière organique</a>. Le gros des expérimentations de l&#8217;équipe d&#8217;<a href="http://www.growbiointensive.org/grow_soil.html">Ecology Action</a> en Californie a aussi été mené sur des sols à dominante argileuse. Par contre je ne sais pas ce que ça donnerait en sol sec et léger. C&#8217;est possible que dans ce genre de sols de telles buttes perdent rapidement leur forme (à moins de leur ajouter des bordures), ou que l&#8217;aération apportée y soit moins importante.<br />
Astuce technique : j&#8217;ai remarqué que le double-bêchage est moins fatigant et plus rapide en le faisant par larges tranchées plutôt que par petites tranchées comme dans le bouquin. Ça augmente par ailleurs le mélange horizontal, ce qui peut être appréciable dans des sols très hétérogènes (dans mon cas le sol est rendu hétérogène par un terrassement antérieur, dans certaines zones il y a des affleurements d&#8217;argile pure).</p>
<p><strong>Les intervalles entre les plantes</strong><br />
Faciles à appliquer, et le résultat est probant : des plantes robustes qui forment une bonne canopée (exemple : le <a href="http://lezd.wordpress.com/2008/03/31/azadia/">chou branchu</a>). Seule &#8220;difficulté&#8221; : les données du bouquin sont en pouces, mais il suffit de les multiplier par 2,5 pour les avoir en centimètres.</p>
<p><strong>Rotations et associations</strong><br />
Les rotations sont assez faciles à concevoir, j&#8217;en ai mis quelques exemples <a href="http://senshumus.files.wordpress.com/2007/07/rotations.jpg">ici</a>. Concrètement je fais suivre une culture de fabacées (fève, haricot noir, azuki) par une culture de légume gourmand en azote (poireau, chou, bette, cucurbitacée&#8230;), puis par une culture peu gourmande en azote (panais, navet, piment, salsifi, avoine&#8230;), en évitant de faire se suivre deux plantes d&#8217;une même famille (les choux et les navets par exemple). Parfois je fais suivre deux cultures à gros besoins en humus, en faisant un apport de compost entre les deux. En plus de ça, si une culture a eu des parasites ou des maladies, j&#8217;essaie de ne pas la faire revenir au même endroit avant trois ans. Dans mon cas ça ne concerne que la tomate, jusqu&#8217;ici je n&#8217;ai pas observé d&#8217;autre maladie que le mildiou. Le point négatif dans les rotations, c&#8217;est que pour que ça soit efficace tout doit être fait dans les temps. Mais desfois l&#8217;humidité du sol ne le permet pas, il faut donc pouvoir improviser des cultures de remplacement.</p>
<p><strong>La matière organique</strong><br />
Là je fais une grosse entorse aux principes de base, vu que je récupère de la matière organique produite à l&#8217;extérieur du carré que je cultive, quoique dans le voisinage immédiat. Il s&#8217;agit de tontes de gazon (environ 2 à 3 mètres cubes mensuels de mai à octobre), et de brf issu d&#8217;élagages, de tailles et de débroussaillage (ronce notamment). Ce n&#8217;est pas soutenable au sens strict (vu que je prélève de la biomasse d&#8217;autres sols sans rien leur rendre), mais concrètement il s&#8217;agit de récup : que je fasse un jardin biointensif ou pas, le gazon en question est tondu et ramassé, les tailles et débroussailages en question sont faits. On pourrait considérer que pour être soutenable le brf devrait revenir au pied des arbustes et des ronces en question. C&#8217;est là qu&#8217;on en vient au point suivant :</p>
<p><strong>Soutenable?</strong><br />
On considère à la base qu&#8217;une production agricole est soutenable si tout ce qui est produit sur un sol y retourne (pas de minéraux perdus), et s&#8217;il y a au moins autant d&#8217;humus formé que d&#8217;humus minéralisé. C&#8217;est sur cette base que la méthode biointensive recommande de cultiver 60% de plantes à grains, qui apporteront la biomasse suffisante pour former cet humus. Mais elle oublie de parler de toilettes sèches, qui contribuent aussi à rendre au champ la matière produite.<br />
La question de l&#8217;engorgement en matière organique apporte quand-même une nuance dans cette notion de soutenabilité. Car là où un sol est engorgé, prélever la biomasse en excès peut être bénéfique pour l&#8217;activité microbienne du sol, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il soit désengorgé. Chez moi je ne m&#8217;en prive pas, la partie la plus boueuse du jardin me fournit en ronces, en carex et en tiges de saule, qui passent tous au broyeur.</p>
<p><strong>Les proportions : 60-30-10</strong><br />
Vu la relative entorse à l&#8217;autoproduction de biomasse humifère, je peux sans trop de risque faire baisser la proportion de plantes à grains (en même temps je vérifie si la <a href="http://senshumus.wordpress.com/2007/04/24/sos-terre-battue/">flore sauvage</a> indique un problème). Par contre à l&#8217;usage je me rends compte que j&#8217;ai plus facilement tendance à augmenter la proportion de &#8220;verdures&#8221; (tous les légumes à faible contenu calorique), mais moins celle de légumes productifs et caloriques. Certainement car chez ces derniers il y a moins de diversité : dans mon cas ils se limitent à poireau, panais, salsifi et topinambour. L&#8217;ail n&#8217;est pas jouable sur ce terrain humide, et la pomme de terre a trop d&#8217;inconvénients à mon goût. Cette sur-représentation des verdures nous amène à la question suivante :</p>
<p><strong>Autosuffisance?</strong><br />
L&#8217;autosuffisance alimentaire n&#8217;est pas atteinte, et je n&#8217;y prétends pas non plus, car je ne cultive que 300 et quelques m², alors que le minimum théorique pour produire l&#8217;alimentation d&#8217;un végétalien en biointensive est de 380 m² (plus exactement <a href="http://www.growbiointensive.org/conf_intro.html">4000 square-feet</a>), et que je ne suis pas végétalien. En y plus j&#8217;y mets de la mauvaise volonté, car sur ces 300 et quelques m² je cultive trop de verdures et pas assez de grains, influencé par plusieurs des déterminismes dont je parlais <a href="http://lezd.wordpress.com/2008/06/10/toki-jaleak-bihiak-baratzean/">là</a>. Quand j&#8217;aurai fini de décortiquer et de peser ma récolte de azukis, j&#8217;aurai peut-être un argument en faveur de ma mauvaise volonté. Ou l&#8217;inverse, sait-on jamais.<br />
Plus généralement je pense que l&#8217;autoproduction alimentaire ne peut pas être envisagée en unités de base autosuffisantes indépendantes du contexte environnant. Or c&#8217;est un peu l&#8217;idée que suggère la méthode biointensive, avec ses &#8220;micro-champs&#8221; de 380 m2 pouvant fournir une alimentation végétalienne à une personne (<em>a complete balanced diet for one person for one year can be grown sustainably in as little as 4,000 square feet assuming a vegan diet</em>).<br />
Bien sûr, dans l&#8217;absolu c&#8217;est faisable, car la diversité des espèces entrant dans chaque catégorie des plantes à grains, &#8220;plantes à calories&#8221; et &#8220;verdures&#8221; permet des applications un peu partout. De fait la micro-agriculture biointensive est pratiquée à peu-près sur tous les continents et sous tous les climats, en utilisant des plantes locales.<br />
Mais quand j&#8217;observe la diversité qu&#8217;il y a, à petite échelle, dans les terrains et les microclimats, je me dis qu&#8217;au lieu de micro-fermes ayant chacune une production complète (à la fois nutritionnellement et en humus), des réseaux de micro-champs qui se complètent entre eux seraient plus intéressants, car la diversité qu&#8217;on y aurait (en types de sol, en microclimats) permettrait d&#8217;avoir une production complète avec bien moins d&#8217;efforts. Un des principes de la conception permaculturale <a href="http://www.permacultureactivist.net/intro/PcIntro.htm">selon Bill Mollison</a> est d&#8217;ailleurs d&#8217;être efficace en commun plutôt qu&#8217;autosuffisant seul (<em>community efficiency not self-sufficiency</em>). C&#8217;est là (entre autres) que la biointensive rejoint la permaculture&#8230;</p>
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		<title>La livrairie de l&#8217;Oncle Tom</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 21:20:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Tom, il fait jamais rien comme tout le monde. Il vit dans un vieux camion, va de ferme en ferme apprendre les savoirs ancestraux de la permaculture auprès de vieux baba-cools, apparaît à l&#8217;improviste et disparaît aussi soudainement qu&#8217;il est arrivé, et au lieu de rapiécer ses chaussettes comme tout bon décroissant qui se respecte, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=senshumus.wordpress.com&blog=401282&post=829&subd=senshumus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Tom, il fait jamais rien comme tout le monde. Il vit dans un vieux camion, va de ferme en ferme apprendre les savoirs ancestraux de la permaculture auprès de vieux baba-cools, apparaît à l&#8217;improviste et disparaît aussi soudainement qu&#8217;il est arrivé, et au lieu de rapiécer ses chaussettes comme tout bon décroissant qui se respecte, il utilise son fil et son aiguille à coudre des livres.<span id="more-829"></span></p>
<p>Comme libraire, ça lui paraissait trop commun, il a décidé de s&#8217;inventer un métier rien qu&#8217;à lui, au risque de faire tourner bourriques les agents de l&#8217;ANPE chargés de le surveiller, pardon, de lui retrouver un vrai boulot. Vous pouvez chercher dans tout le ROME (le répertoire opérationnel des métiers et des emplois, pas la ville), vous ne trouverez pas de fiche pour &#8220;livraire&#8221;, ou, si vous en trouvez une, c&#8217;est sans doute que Tom l&#8217;y aura subrepticement cousue.</p>
<p>Livraire, ça consiste donc à trouver des textes passionnants, traitant souvent de vieux métiers plus ou moins disparus, mais aussi de littérature, et à en faire de vrais livres en papier et carton cousus de fil noir. Tom trimbale dans son camion tout un attirail de poche de relieur, et imprime à la demande les textes que le public conquis lui commande.</p>
<p>Tout ça a l&#8217;air très artisanal, mais en fait Tom est à la pointe de la technologie moderne, puisque tous ses titres sont consultables sur son site internet. Comme ça, on peut les lire d&#8217;abord sur l&#8217;écran, puis les faire imprimer, puis les relire sur papier et constater comme ça fait moins mal aux yeux.</p>
<p>Le site internet : <a href="http://livrairie.loncletom.fr/">http://livrairie.loncletom.fr/</a></p>
<p>L&#8217;année dernière, Cristel, usant de son charme, a pu se glisser dans l&#8217;atelier de l&#8217;artiste et y voler ces photos exclusives. Vous y découvrirez même l&#8217;oncle Tom dans sa case :</p>

<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/loncle-tom/' title='loncle-tom'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/loncle-tom.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="loncle-tom" /></a>
<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/reliure-1/' title='reliure-1'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/reliure-1.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="reliure-1" /></a>
<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/reliure-2/' title='reliure-2'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/reliure-2.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="reliure-2" /></a>
<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/reliure-3/' title='reliure-3'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/reliure-3.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="reliure-3" /></a>
<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/reliure-4/' title='reliure-4'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/reliure-4.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="reliure-4" /></a>
<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/reliure-5/' title='reliure-5'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/reliure-5.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="reliure-5" /></a>
<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/reliure-6/' title='reliure-6'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/reliure-6.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="reliure-6" /></a>
<a href='http://senshumus.wordpress.com/2009/01/27/la-livrairie-de-loncle-tom/reliure-7/' title='reliure-7'><img width="150" height="112" src="http://senshumus.files.wordpress.com/2009/01/reliure-7.jpg?w=150&#038;h=112" class="attachment-thumbnail" alt="" title="reliure-7" /></a>

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